L’Evangile du dimanche

L’Evangile du dimanche avec une introduction de Jean-Marie Rabain ou Sœur Marie Thérèse Guého.

Podcast de RCF 22 Côtes d’Armor : l’Évangile du dimanche est lu et commenté tous les vendredis à 11h00 et 19h30 autour de la table.

Le Feu de la Pentecôte

Septième dimanche de Pâques – Ac 1, 15-26 ; 1Jn 4, 11-16 ; Jn 17, 11-19 Jésus avait choisi douze apôtres, et ceux-ci ont jugé important, après le départ de Judas, de reconstituer leur groupe, sans doute par fidélité au choix de Jésus ; par fidélité aussi à l’Écriture : l’apôtre y lit la volonté de Dieu de remplacer Judas, « que sa charge passe à un autre » ; il est en effet urgent d’accomplir la mission confiée par Jésus ! Quelle condition doit remplir ce nouvel apôtre ? Avoir été compagnon de Jésus du début à la fin de sa vie publique pour être à même de parler de lui et témoigner à présent de sa Résurrection. L’essentiel n’est donc pas d’avoir de grandes qualités ! « Sanctifie-les » prie Jésus : pour la mission, demandons au Christ de nous remplir de sa sainteté. « Nous sommes tous appelés à être des saints en vivant avec amour et en offrant un témoignage personnel dans nos occupations quotidiennes… » (exhortation du Pape François 2018).

Ascension du Seigneur – Ac 1, 1-11 ; Ep 4, 1-13 ; Mc 16, 15-20 Jésus est passé de ce monde à son Père. Il disparaît aux yeux de ses disciples, et ceux-ci ne restent pas regarder le ciel, figés dans la stupeur ou la nostalgie, mais retournent à Jérusalem pour y attendre, tous ensemble, « assidus à la prière », ce que Jésus leur a promis. « Vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous… ». Ils seront alors capables d’accomplir la mission qui leur a été confiée : « Vous serez mes témoins … Allez proclamer la Bonne Nouvelle à toute la création ! ». Nous avons reçu l’Esprit Saint à notre baptême et à notre confirmation et en ces jours qui précèdent la Pentecôte, nous l’attendons encore, car notre cœur n’en a jamais fini de l’accueillir dans tous les espaces de notre vie ; nous le supplions de venir nous remplir de sa force, de son audace, pour vivre de la parole du Christ qui nous appelle aujourd’hui à témoigner et à évangéliser le monde.

Sixième dimanche de Pâques – Ac 10, 25-26. 34-35. 44-48 ; 1 Jn 4, 7-10 ; Jn 15, 9-17 Avez-vous lu le récit de la rencontre de Pierre et de Corneille dans ce dixième chapitre des Actes ? Ce récit me touche toujours autant, me surprend et m’émerveille à la fois. Après une vision qui le laisse plein d’interrogation, Pierre le bon juif d’origine accepte humblement de suivre des étrangers, des païens, jusque chez Corneille le centurion romain. Il se laisse surprendre par l’action de l’Esprit. Il comprend ce que signifie la vision qu’il a eue, il comprend que l’Esprit Saint déjoue ses plans, qu’il ne fait pas de discrimination, que ces gens devant lui sont ses frères en humanité, qu’ils sont habités par le même Esprit et appelés à recevoir le même baptême. La Bonne Nouvelle du Christ est pour tous ! Un appel pour nous à écouter la voix de l’Esprit qui nous précède sur nos chemins.

5e dimanche de Pâques Act. 9,26-31. / Ps 22(21),26b-27.28-29.31-32. / 1 Jn 3,18-24. / Jn 15,1-8. Jésus nous invite à entrer avec lui dans une alliance avec Dieu. Il nous invite aussi à nous laisser émonder, tailler, purifier par Lui. Le mot demeurer est récurent. Jésus demeure en nous si nous sommes greffés à lui, attaché à son message et à son savoir-être. On ne jette au feu que les sarments secs qui ne laissent plus passer la sève. Dans chacune de nos vies, nous y trouvons des moments, des attitudes, des choix, qui ont été -ou sont- stériles pour notre foi et desséchants pour notre cœur. De temps à autre, il est bon de s’interroger : Qu’est-ce que je fais de la sève du Christ qui est en moi ? « Le père vous a émondés par la parole que je vous ai dite » : tout croyant travaillé par la parole de Jésus, tout disciple fermement ancré dans le commandement de l’amour se rapproche du bon sarment. Quand Dieu est accueilli en soi, quand la charité est vécue, les fruits viennent en abondance. Le secret de notre fécondité est entre nos mains. Laissons-nous soigner et émonder par Lui en toute confiance.

4e dimanche de Pâques Act. 4,8-12. / Ps 118(117),1.8-9.21-23.26.28cd.29. / 1 Jn 3,1-2. / Jn 10,11-18.

L’image biblique du berger nous parle des attitudes publiques des dirigeants, politiques ou religieux. Jésus, Bon Pasteur, a noué des relations de mutuelle connaissance avec ceux qu’il a rencontrés. Il a rendu la vue à ceux qui étaient aveuglés et repliés sur leurs ténèbres. Le bon pasteur est celui qui gouverne et conduit par de bons chemins. Il guide et fait grandir en dévoilant notre être véritable. Il prend soin de ceux qui sont sur d’autres chemins pour les guider vers le Père. Pierre nous fait découvrir que l’Esprit veut nous rendre sensible aux infirmités de l’homme contemporain et nous donner de participer à son relèvement. Nous sommes donc invités à aller à la rencontre et à l’écoute des autres, surtout des exclus. Nous pouvons devenir de bons pasteurs pour les autres, par exemple pour les victimes des organisations qui marginalisent les non-performants.

3e dimanche de Pâques Act. 3,13-15.17-19. / Ps 4,2.4.7.9. / 1 Jn 2,1-5a. / Lc 24,35-48.

Au retour des disciples à Jérusalem, la foi qui consiste à croire sans voir, n’est pas acquise. Jésus leur est apparu et a partagé un repas avec eux : cela ne suffit pas. Il doit les convaincre de sa présence réelle, les convertir et illuminer leur esprit en leur révélant le sens profond des Ecritures. Alors seulement, Jésus faisant le lien entre expériences et Ecritures, les disciples comprennent. Jésus peut donc leur parler de l’avenir et du rôle-clé qu’ils y joueront. Luc veut nous faire comprendre que la foi ne vient pas à maturité d’un coup ; elle se forge à partir d’expériences et cela suppose de notre part une ouverture, un accueil permanent. Notre foi s’appuie sur celle des apôtres qui ont accompagné Jésus dans sa mission ; ils l’ont vu, touché, et ont mangé avec lui après sa résurrection. Persévérons avec confiance sur notre itinéraire de foi.

2e dimanche de Pâques Act. 4,32-35. / Ps 118(117),2-4.16ab-18.22-24. / 1 Jn 5,1-6. / Jn 20,19-31.

A Pâques, nous avons contemplé un tombeau vide et ouvert, source de joie. Aujourd’hui, l’évangile s’ouvre sur des portes verrouillées par des disciples repliés. Quel contraste ! Jésus vient alors les rejoindre dans le climat de mort dont ils restent prisonniers. « La paix soit avec vous. ». Cette parole vient les booster pour les libérer de leur culpabilité et, leur donnant son Esprit Saint, Jésus les investit de ses pouvoirs. Il devra revenir la semaine suivante et convaincre Thomas, qui reste extérieur à l’Événement. Il n’est pas physiquement enfermé mais veut s’appuyer sur une expérience objective. Le refus de croire sans voir, manifesté par Thomas, est censé interroger le lecteur que nous sommes. Ce passage de la peur à la foi représente un itinéraire typique que nous avons à parcourir sans cesse, au fil des événements que la vie nous fait traverser. Aujourd’hui, pour effectuer ce passage du doute à la foi, nous avons souvent besoin de la visite du Christ. Notre seule tâche est de l’accueillir pour nous apporter la paix… et la foi.

« On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. »

« Voici que je fais l’univers nouveau » (Ap 21,5)

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