Lundi 4 juin 2018

Appelés à l’universel …

Le dimanche 20 mai, nous célébrions la fête de la Pentecôte. Cet événement du don de l’Esprit Saint sur tous les êtres humains vient signifier et symboliser, ce à quoi nous sommes appelés : la Fraternité.

Or, cette fraternité est l’essence même de l’Église quand elle se définit comme « catholique ». _ Nous pouvons entendre ce terme dans un sens restrictif c’est-à-dire ceux qui sont de confession catholique. Mais nous pouvons l’entendre dans un sens plus large qui fait droit à son étymologie. Catholique signifie Universel. Ainsi, par le don de l’Esprit Saint, c’est tout un peuple qui est appelé à vivre dans l’unité et dans l’harmonie. Parler d’unité, c’est faire droit à la diversité. L’unité n’est en aucun cas l’uniformité. L’unité se vit dans la diversité des charismes et dans la pluralité de l’expression de notre foi, comme Orthodoxe, comme Catholique, comme Protestant, comme Anglican. Mais cette unité dans la diversité est aussi l’invitation à faire que tous les peuples de la terre se retrouvent dans une fraternité et se reconnaissent d’une même source qui fait alliance avec eux.
Ainsi, la catholicité ne peut pas amener à un rétrécissement de l’esprit, à un repli sur soi, à une volonté de figer l’histoire et la Tradition. Mais, poussé par l’Esprit, par ce souffle de vie, les chrétiens sont des êtres en mouvement, qui, à la suite du Christ ressuscité, sont appelés à l’aventure de la Foi. Alors, nous pouvons continuer à être des missionnaires audacieux et courageux de l’Évangile, de cet Évangile qui ouvre des chemins de liberté, qui tisse des relations fraternelles et amicales, qui accueille et dialogue avec l’autre dans le respect de son être et de sa culture.

Oui, « la catholicité de l’Église se manifeste dans la capacité qu’elle a d’accueillir dans leur diversité les aspirations et les situations des hommes, de réunir dans l’unité, et sans les réduire, l’infinie variété des cultures et des réalités humaines, tant individuelles que sociales. » (Catéchisme pour adultes, évêques de France n°315).

Réjouissons-nous, dans un monde complexe et qui se complexifie, d’être appelés à participer à l’émergence de cette universalité pour que nous contribuions, jour après jour, à faire advenir un peuple métissé qui se reçoit d’un Autre et qui est capable de s’accepter dans ses différences, et avec ses différences, faire naître une réelle communion spirituelle.
Bonne lecture.