Lundi 18 juin 2018

Été de vide-greniers et autres

Quel succès ils ont les vide-greniers, vide-garages etc… !
Pas de week-end où une commune, voire une association, une école n’organise son vide … quelque chose. Même les brocanteurs professionnels y viennent, chiner des objets rares.

Les exposants se réjouissent de se débarrasser de ces vieilleries, et les chalands s’encombrent de nouveaux bibelots. Ainsi va le monde.

On disait jadis que la Nature a horreur du vide ; aphorisme dépassé mais parfois repris.
Comme si Dame Nature avait des sentiments !
Avoir le ventre vide, quelle galère pour les pays de famine ! Heureusement il y a le CCFD qui nous rappelle le : « J’ai eu faim et tu m’as donné à manger ».
N’empêche que le vide a des vertus. Face au stress moderne, voire au burn-out, il est sage de faire du vide. Se débarrasser du superflu, dans la tête et dans le cœur, pour apprécier la quiétude, la sérénité. Beaucoup de gens profitent du temps de vacances pour aller faire le vide en un monastère, ou en une région plus propice au recueillement. Car le vide ce n’est pas le rien, il permet de recueillir, de s’emplir , de bon air, de soleil, de dépaysement en tout genre. Un vide-cerveau en somme.

Le mot vacance dit bien une forme de vide. Un poste professionnel est vacant quand son titulaire est parti. Un décès de proche crée un vide, viduus dit le latin, ce qui nous a donné viduité, désormais le veuvage. A l’inverse du néant qui est stérile, le vide crée un appel en creux, et met en valeur le relief ; n’est-ce pas l’art du repoussé qui donne forme à beaucoup d’objets ? Les vacances qui s’annoncent sont propices à ce nécessaire changement.
Au Carême, on nous a demandé de faire un peu de vide en nous.
Par le sacrement de réconciliation, le chrétien est appelé à vider son cœur, pour laisser un peu de place au divin. Les psaumes nous y encouragent en célébrant ce Dieu qui nous comble. Encore faut-il qu’Il y trouve un peu de place …
Il me semble qu’en période estivale la prière la plus facile est la louange. Nos côtes armoricaines s’y prêtent bien :
Comment ne pas s’extasier devant l’océan (enfin, le bras de Manche), le riche Patrimoine, témoin de la Foi de nos Pères, Ar Tadou Koz !

« le ciel et la Terre sont remplis de ta gloire, hosanna ! ».