Lundi 8 octobre 2018 — Dernier ajout lundi 22 octobre 2018

Homélie du 27e dimanche ordinaire - B - dimanche 6 octobre 2018 -

La famille ! Faut-il encore en parler aujourd’hui ?
quand je préparais cette célébration, je me suis demandé que pourrais-je dire au peuple de Dieu sur la famille ? Curieusement dans la liturgie d’aujourd’hui, la première lecture en parle, le psaume en parle, l’évangile en parle. Donc je n’ai pas de choix, il faut que je vous parle de la famille. Les saintes Ecritures nous font entendre beaucoup de mots qui y font référence et nous rappelle qu’il faut il réfléchir :
« Cette fois-ci, voici l’os de mes os et la chair de ma chair… a cause de cela l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme, et tous deux ne feront qu’une seule chair »
« Ce que Dieu a unit que l’homme ne le sépare pas »
Aujourd’hui, le champ lexical de la famille s’est agrandi, complexifié, je dirais alourdi. Et à la vitesse où courent les concepts, je n’y comprends plus rien. Tout ce que je sais, et nous venons de l’entendre, c’est que la famille est une création divine, donc sacrée, permanente et éternelle. Beaucoup de nos parents et grands parents continuent de célébrer 50 ans, 60 ans, 80 ans, 100 ans de mariage. Et c’est beau de pouvoir se dire qu’on a passé des années ensemble, partageant les meilleurs moments de la vie, comme les pires, supportant mutuellement les caprices des uns et des autres. Pour beaucoup aujourd’hui, c’est une folie. C’est dingue comme on dirait. Et pourtant, c’est ce à quoi est destinée la création. C’est ce à quoi s’engagent les jeunes couples quand ils viennent demander le sacrement du mariage. C’est ce à quoi devrait s’engager une un homme et une femme qui décident de vivre ensemble. Dès que Dieu eut fini de créer l’univers, la terre, le ciel, les plantes et les animaux, il ne trouva aucune espèce qui lui soit semblable, alors il créa l’homme et la femme à son image et à sa ressemblance. Et de ce premier binôme humain découle toute la génération humaine de siècle en siècle. Aujourd’hui, des concepts nouveaux et des conceptions nouvelles sont nés pour parler du mariage. Une fois encore, je n’y comprends rien. Quoiqu’il en soit, je suis désolé, le mariage n’est pas une association où chacun vient tirer son profit, encore moins un moyen pour assouvir ses désirs et ses plaisirs. Le mariage est beaucoup plus que ça. Et l’on doit mieux réfléchir avant de s’y engager.
Le Christ dans l’évangile, dit des mots assez forts sur les déviances dans le mariage et reprécise la richesse des trois acteurs d’une famille humaine : le père, la mère, l’enfant. Toute la formation de l’esprit humain que ce soit sur le plan psychologique, intellectuel, sexuel, moral, ou spirituel commence nécessairement par cette cellule. L’homme quittant les siens, et la femme quittant aussi les siens se retrouvent finalement en une seule entité qui bénéficie et de la différence, et de la richesse de ces deux. Et pour les enfants qui en naissent, c’est aussi une richesse de boire à la fois à la source maternelle et à la source maternelle avec tout ce que ces sources ont de différents et de complémentaires. L’homme et la femme sont égaux (et cette égalité est d’origine divine) mais pas identiques, ni psychologiquement, ni moralement, ni spirituellement, encore moins physiquement. Et c’est justement ce qui fait la beauté et la richesse de leur complémentarité réciproque dans le foyer. Et tout cela doit s’accueillir dans la plus grande humilité et charité à l’image de celle que Dieu a pour l’humanité. Tout cela doit s’accueillir à la manière d’un enfant, avec son humilité, son innocence, sa confiance. Tout cela doit s’accueillir avec foi, détachement et sacrifice. Tout cela doit s’accueillir dans une conformité à la volonté de Dieu sur l’homme et sur l’humanité.

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