Jeudi 1er février 2018 — Dernier ajout mercredi 31 janvier 2018

Jobic est dans la mouise (Jb7,1-4) Enregistrer au format PDF

Extrapolation de la 1re lecture de ce dimanche 4 février 2018.

« Vraiment, Seigneur, la vie de l’homme sur la Terre est une corvée » . Adam a croqué la pomme, et moi je ne recueille que des pépins. L’usine où je travaille risque d’être rachetée par des fonds de pension, où vais-je été reclassé ? Si je dois aller travailler ailleurs, des frais supplémentaires, la Banque ne va pas suivre. Ma sœur qui a un cancer et supporte mal sa chimio ; mon père qui frise l’Alzheimer ; mes enfants pourtant mariés à l’église qui envisagent le divorce ; mes petits enfants mal dans leur peau d’adolescents, ah quelle famille ! Je n’en puis plus. Toutes les nuits je me réveille avec des cauchemars. La journée, si courte en ce mois de février, même pas de soleil ! J’ai reçu beaucoup de vœux le mois dernier, tu parles des vœux pieux, oui ! J’ai bien entendu le psaume à la messe dimanche « il guérit les cœurs brisés et soigne leurs blessures » Mais où es-tu mon Dieu ? Tu dis Écoute Israël, mais je n’entends rien. Je suis vraiment dans la mouise.

« Attends, dit Jésus, ton Père te voit, il te voit dans le secret, abandonne toi à Lui. Tu vas recevoir une pincée de cendres, juste une pincée, mais c’est pour marquer dans quelques jours ton entrée dans le Carême. Pratique la prière, la pénitence et le partage et surtout la miséricorde » ; « Misericordia sicut Pater, chantais tu l’an passé ». Jobic, tu es un rescapé par amour, tu es sauvé ! Relève la tête et porte loin ton regard : l’horizon du Carême, c’est Pâques ! Oublierais-tu ton baptême ?

Cinquième dimanche du temps ordinaire

Livre de Job 7,1-4.6-7. Job prit la parole et dit : Vraiment, la vie de l’homme sur la terre est une corvée, il fait des journées de manœuvre. Comme l’esclave qui désire un peu d’ombre, comme le manœuvre qui attend sa paye, depuis des mois je n’ai en partage que le néant, je ne compte que des nuits de souffrance. À peine couché, je me dis : “Quand pourrai-je me lever ?” Le soir n’en finit pas : je suis envahi de cauchemars jusqu’à l’aube. Mes jours sont plus rapides que la navette du tisserand, ils s’achèvent faute de fil. Souviens-toi, Seigneur : ma vie n’est qu’un souffle, mes yeux ne verront plus le bonheur.

Illustration : Job élève sa plainte à Dieu (Carrasco).

Les exégèses de Mme Marie-Noëlle Thabut