Samedi 30 décembre 2017 — Dernier ajout lundi 7 mai 2018

L’Evangile du dimanche 31 décembre 2017 Enregistrer au format PDF

Fête de la Sainte Famille Gn 15,1-6.21,1-3. / Ps 105(104),1b-2.3-4.5-6.8-9. / Heb. 11,8.11-12.17-19. / Lc 2,22-40.

Abraham et Sarah nous indiquent la foi qui met en route vers l’inconnu. La démarche de Marie et de Joseph y ressemble, motivée par les prescriptions religieuses de l’époque. Ils rencontrent Syméon et Anne -des témoins de la sagesse et du discernement spirituel- qui reconnaissent dans l’enfant la réalisation des promesses de Dieu et annoncent la rupture entre le temps de l’attente et les temps de l’accomplissement. Syméon et Anne les propulsent plus loin que le rite accompli : la naissance de Jésus, humble et discrète, contient toute la promesse d’une humanité renouvelée. Luc fait ainsi de la présentation au Temple un événement théologique qui annonce l’accomplissement de l’espérance d’Israël. Avec l’enfant Jésus, le Salut s’ouvre et la Lumière s’allume pour tous les peuples. Que cette Lumière éclaire nos familles pour grandir et apprendre à aimer de tout notre cœur, de toute notre force et de toute notre intelligence. Nous serons alors des semeurs d’espérance.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2,22-40

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : ‘Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur.’ Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : ‘un couple de tourterelles ou deux petites colombes.’ Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur. Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. » Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui. Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. » Il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge ; après sept ans de mariage, demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.

Illustration : Jardinier de Dieu

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