Samedi 14 mai 2011

Na n’eus ket en Breiz Enregistrer au format PDF

Ce cantique breton du Chanoine Le Pon va retentir à Tréguier et dans tout le diocèse. Comme chaque année, le culte de Saint Yves va réveiller la ferveur de la Foi, da feiz da tadou coz, des costarmoricains. Pas seulement en Trégor, mais aussi en notre Goëlo.

A l’entrée de Pordic, près de la 4 voies, le village de Saint-Halory rappelle que la sœur de Saint Yves, Azou Héloury épousa en 1285 un noble pordicais, Yves Conen. Ce beau-frère de Erwan fut cité comme témoin lors du procès de canonisation. Et quel procès ! les très nombreux témoignages reçus par les Commissaires du Pape sont recensés dans un volumineux document. L’enquête fut méticuleuse ; la vie du saint fut épluchée, et chose étonnante, des personnes ressuscitées par Yves vinrent témoigner . La Cause retiendra 79 miracles.

Mais qui fut à l’origine de ce procès ? le pape Jean XXII , le 26 février 1330.

En 1947, pour le 6e centenaire de la canonisation, en véritable apothéose eurent lieu des festivités internationales à Tréguier. Parmi la vingtaine d’évêques, on remarque le nonce apostolique en France Mgr Roncalli, qui prendra le nom de Jean XXIII à son élection au Saint-Siège. Simple coïncidence ou rappel providentiel d’un moment de Grâce ?

Voici donc le grand pardon breton que présidera le nouvel évêque de Saint-Brieuc et Tréguier, Mgr Denis Moutel. Heureuse occasion à travers la prière du saint avocat de raviver la Foi.

Sanctus Yvo erat Brito Advocatus sed non latro Res Miranda populo

Oui Saint Yves était Breton, avocat mais non voleur, chose étonnante pour le peuple …

Alors chantons en langue bretonne :

Na n’eus ket en Breiz
Na n’eus ket unan
Na n’eus ket eur zant
Evel Zant Erwan

Et l’extrait de la cantate de Collin :

Parmi les saints que l’on renomme,
Il n’est pas, de Paris à Rome,
Il n’est pas de plus grand Patron
Que Saint Yves le Bas-Breton.

Voir en ligne : Saint-Yves