Jeudi 5 février 2015 — Dernier ajout mardi 3 février 2015

Semaine de la Santé : La sagesse vue par un Romain, il y a 20 siècles …

« Nous sommes vraiment parfaits quand nous sommes malades.

Un malade est-il tourmenté par l’avarice ou par les plaisirs ? Non, il n’est plus l’esclave de l’amour, il ne désire plus les honneurs, il dédaigne les richesses, et le peu qu’il possède lui suffit, persuadé qu’il va tout laisser.Il se rappelle alors qu’il y a des dieux et qu’il est homme. Plus d’envie, plus d’admiration, plus de mépris pour personne. Les médisances cessent de l’intéresser , de le réjouir : des bains et des fontaines, voilà tout ce dont il rêve ; c’est là l’objet de ses désirs, le terme de ses vœux. Il se promet, s’il en réchappe, une vie douce et oisive, c’est-à-dire innocente et heureuse.

De tout ceci, je tire pour toi comme pour moi une courte leçon qui vaut bien tous les discours, tous les épais traités des philosophes : c’est qu’il nous suffit, quand nous sommes revenus à la santé, de mener la vie que nous nous proposions étant malade ».

Pline le Jeune, Lettres

Dimanche de la santé le 8 février 2015