Euthanasie … la bonne mort

lundi 30 décembre 2013
par  Kerprat
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De son origine grecque (Eu- thanatè) l’euthanasie désigne le fait d’avoir une bonne mort, une mort douce.

Personne ne souhaite avoir une mort violente, une agonie où corps et âme luttent (tel est le sens d’agonie) avec ce qui reste comme force. D’où l’aspiration à quitter ce monde en toute sérénité, puisque nous ne pouvons y échapper.

Nous ne choisissons pas de venir au monde, d’y vivre. La vie nous est donnée. « Lorsque l’enfant paraît, le cercle de famille applaudit … » c’est joie pour les parents, et pour les frères et sœurs.

On juge désormais une civilisation à son degré de respect des droits humains. Et la vie décente où les besoins les plus fondamentaux sont garantis sinon assouvis est un objectif pour les pays civilisés et leurs gouvernants.
Il n’y a que quelques années que la guillotine a été remisée en France ; ce fut interprété comme un signe positif de progrès. Malheureusement, chaque semaine, on apprend de nouvelles tueries, le meurtre d’un conjoint ou d’un petit enfant … par sa mère. La vie n’a plus de prix !
On dit qu’elle n’a pas de prix, formule ambiguë ; elle est hors de prix à vrai dire.

Alors quand on entend parler de nos jours d’euthanasie, pratique qui consiste pour un médecin ou sous son autorité à provoquer le décès d’un malade incurable, où se trouve le respect de l’être humain ?

Ces derniers temps, le terme d’euthanasie était plutôt employé par les vétérinaires, quand il fallait mettre fin à un animal dangereux ou très malade.

N’oublions pas le programme Aktion T4, mis en œuvre par le Troisième Reich : plus de 100 000 aliénés ou handicapés passés de vie à trépas.

Quand l’évolution vers la fin de vie s’avère inéluctable, quel dévouement montré par le personnel soignant pour accorder des soins palliatifs. Il accompagne alors les personnes en fin de vie, avec respect et dignité.

O mort, où est ta victoire ? Dit Saint Paul, O mort, où est ton aiguillon ? Mais grâces soient rendues à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ !
Et saint Jacques : « Quelqu’un parmi vous est-il malade ? Qu’il appelle les anciens de l’Église, et que les anciens prient pour lui, en l’oignant d’huile au nom du Seigneur ; la prière de la foi sauvera le malade »
Laissons aux penseurs qualifiés de plaider pour la condamnation de l’euthanasie et le respect de la vie. Tels Mgr Ginoux :
La mort programmée d’une personne, que cette équipe va désigner comme « indigne » de vivre, en raison de son état d’anéantissement physique ou psychique , est un crime. Au nom de l’humanité, au nom du respect de toute vie humaine jusqu’à sa fin naturelle, au nom de la solidarité avec les plus faibles, nous devons proclamer la « dignité » intangible de chaque être humain. L’oublier c’est entrer dans la barbarie.
Et le cardinal Barbarin :
« Autoriser l’euthanasie, c’est instaurer la peur »

Pour nous, gardons confiance en saint Joseph, le patron de la « bonne mort » :
Saint Joseph, protège-nous ! Ainsi s’écrient tes enfants depuis des générations, qui s’adressent à toi dans leurs nécessités. Tu as protégé Marie de la honte de la répudiation et l’enfant Jésus de la folie meurtrière d’Hérode. Soutiens-moi aussi dans mon pèlerinage vers la terre sainte du Royaume des cieux. Je te consacre aujourd’hui mes fins dernières et mon entrée dans la Vie. Obtiens-moi la grâce d’une bonne mort et de la persévérance finale. Je te confie particulièrement tous les mourants et ceux qui les assistent : qu’ils puissent se préparer à la rencontre par le saint viatique. Je te confie mes derniers instants et mon agonie : que je sache les voir comme un passage, une pâque à la suite de ton Fils mort et ressuscité


Commentaires

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Euthanasie … la bonne mort
samedi 4 janvier 2014 à 09h19 - par  Bernard LE NEEL

comme dit le philosophe dans ouest-France de samedi 4 janvier : il faut redonner sens au mot euthanasie

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