Gare au retour de manivelle !

jeudi 9 janvier 2014
par  Kerprat
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Jadis, c’est déjà loin … au XXe siècle, il n’était pas rare de devoir démarrer une voiture à la manivelle.
Pour ceux qui n’ont pas connu cette époque, rappelons qu’à défaut de batterie, pour lancer le moteur, il y avait une manivelle que l’on tournait pour démarrer. Mais il fallait faire attention et surtout bien positionner sa main : le pouce devait être à l’extérieur de la dite-manivelle. Sinon on pouvait le casser quand le moteur tournait à l’envers.
D’où l’expression qu’il fallait faire attention au retour de manivelle, car la compression du moteur pouvait surprendre, et avec force.

C’est un peu comme jouer avec un boomerang, gare au retour !

Il en est parfois ainsi des actions humaines. Ne dit-on pas que l’enfer est pavé de bonnes intentions ? On croit bien faire, et plouf … les conséquences sont regrettables.
O Liberté, que de crimes on commet en ton nom ! S’écria Madame Roland à l’échafaud. On pourrait parodier : O vérité, que de crimes on commet en ton nom. Les religions elles-mêmes, pourtant points de repère d’humanité, d’humanisme, n’ont-elles pas souvent au nom de principes, commis d’abominables guerres ?
L’Histoire est pleine de ces initiatives qui au départ partent d’un bon sentiment, d’un bon mouvement pour aboutir à des conséquences néfastes.

Rien de nouveau sous le soleil.
De nos jours ne voit-on pas des avancées sociales, justifiées, applaudies, mais dévoyées par manque de garde-fous équitablement positionnés ? Que d’aides sociales fondées en leur principe qui, à l’usage, n’atteignent pas toujours le but louable de soulager des misères !

Voilà qu’au nom du respect légitime d’autrui, on brocarde, que l’on cloue au pilori un humoriste avec force développement médiatique (ce qui crée une notoriété) Occasion lui sera donnée, mais pas Dieu donnée, de recourir à la justice au nom de la liberté d’expression bafouée. Il a été dit que le Code pénal était la charte des malfaiteurs.
Se souvient-on des anarchistes criminels, pourtant parangons des fondements anti-étatiques, qui, à la barre, se réclamaient des dispositions éventuelles en leur faveur du Code Pénal ?

La fin ne justifiant pas les moyens, il faut raison garder. Quel que soit le but recherché, il est sage d’en voir les conséquences.


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