Mais qu’est-ce donc que l’Homme ?

Puisque nos évêques montent au créneau
lundi 3 février 2014
par  Bernard LE NEEL
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Devant les évolutions récentes de notre vie en société en France , beaucoup d’interrogations se lèvent.

Homme ou femme, garçon ou fille, encore vivant ou déjà presque mort, père ou mère ou parent par procuration ou substitution. Un ensemble de questions fondamentales aux conséquences inéluctables pour la vie en société agitent les politiques et l’opinion.

La société a besoin de se fonder sur une stabilité dans les règles de vie commune, faisant le lit de l’éthique et bouleversant des fondamentaux séculaires et gravés au cœur des hommes ; d’où le rejet de ces propositions à géométrie variable, par des humanistes convaincus.

Face à ces évolutions quasi révolutionnaires, avec la Bible : au Ps 8, disons-le :
« à voir le ciel, la lune et les étoiles, qu’est-ce que l’homme que tu en gardes mémoire ? » .
Poussière est notre Terre, poussière sommes nous : Memento homo quia pulvis es … Homo, humus, même racine !

Mais qu’est-ce que l’homme, voilà bien la question essentielle ?

L’homme est ce qu’il est suivant le plan de Dieu, qui a fait irruption dans l’Histoire :

  • en le créant « à son image et à sa ressemblance », conférant ainsi à la personne humaine une dignité quasi transcendante, et des droits inaliénables.
  • Riche ou pauvre, blanc ou noir, grand ou petit, jeune ou vieux, libre ou esclave, dira Saint Paul, l’être humain est d’égale dignité.
  • en envoyant sur Terre Le Christ qui s’est fait homme pour que tout homme soit entré dans l’intimité de Dieu, donc quasi divinisé.

C’est évidemment très prégnant de conséquence.

Il n’est pas étonnant que face à certaines perspectives sociétales, le Magistère, (c’est ainsi nous nommons ceux qui nous guident spirituellement) des papes à nos évêques, rappelle les fondements de la conception de la personne humaine.

Dans Redemptor hominis, le pape nous dit que par le fait qu’en Christ « la nature humaine a été assumée » elle s’en trouve élevée à une « dignité sans égale ». Dignité, porteuse de respect et de droits fondamentaux.,

Dignité, terme repris ces temps-ci par nos évêques, car c’est un critère d’authenticité du développement humain.
Concrètement, et c’est la base de l’anthropologie chrétienne, notre vision de l’homme,

  • La dignité est au premier chef le respect de la vie, du début à la fin.
  • Dignité de la personne dans la garantie de sa liberté de conscience, et de toutes les libertés, et pour tous, quelle que soit la condition sociale.
  • Bannissement de toute traite des êtres humains
  • Dignité de la famille, cellule de base de la société, modèle de solidarité puisque dit Jean-Paul II elle est « communion de personnes ».
  • Dignité des personnes dépendantes et donc handicapées, et en fin de vie ; dignité fondée aussi sur l’Espérance chrétienne,« le lendemain confié à Dieu Miséricordieux » J.P. II 1999.
  • Dignité de l’existence humaine sexuée dans sa chair, « homme et femme Il les créa, Et Dieu vit que cela était bon ».
  • Dignité dans les relations humaines, puisque l’homme n’existe et ne s’exprime qu’en toute convivialité dans les relations à autrui.

Plutôt que de philosopher sur l’anthropologie chrétienne, laissons la Parole à Saint Paul (Eph1 /3) :

  • Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a élus en Lui, dès la fondation du monde, pour être saints et immaculés en sa présence, dans l’amour … Tel fut le bon plaisir de sa grâce. »
  • Quelle Espérance promet à tout homme le christianisme !
    Et plus concrètement, ce que dit en ce moment le Conseil Permanent des Evêques de France :
    « Notre conviction profonde est qu’un changement législatif ne peut avoir pour objectif que de rendre plus manifeste le respect dû à toute personne en fin de vie. Cela passe par le refus de l’acharnement thérapeutique, le refus de l’acte de tuer ; ainsi que par le développement des soins palliatifs et le renforcement des solidarités familiales et sociales ».

A temps et à contretemps, le chrétien est appelé, de par son baptême, à témoigner en parole et en action, à vivre pour lui-même et dans ses relations avec autrui, ce « dépôt de la Foi » qu’est le respect de la dignité humaine.

L’invitation, l’ardente obligation au partage d’amour repose sur un minimum de considération ; c’est une affaire de dignité.


Voir le site : Fin de vie : pour un engagement de solidarité et de fraternité

PS :

Avec la source « Le nouveau Théo, l’encyclopédie catholique pour tous »


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