Serions-nous devenus croyants pour rien ?

jeudi 20 février 2014
par  Jean MABUNDI (Abbé)
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« Frères, je vous rappelle la Bonne Nouvelle que je vous ai annoncée ; cet Evangile, vous l’avez reçu ; c’est en lui que vous tenez bon, c’est par lui que vous serez sauvés si vous le gardez tel que je vous l’ai annoncé ; autrement, c’est pour rien que vous êtes devenus croyants. » Saint Paul l’a dit aux Corinthiens, il nous le dit encore aujourd’hui. (1 Co 15,1-2)

Serions-nous devenus croyants pour rien ? Répondre à cette question, c’est précisément se souvenir que chaque jour on devient disciple ou pas. C’est aussi découvrir tout le prix que tout homme a aux yeux du Seigneur. Qui a mesuré l’extraordinaire délicatesse d’un Dieu si grand et si fort, mais un Dieu vulnérable, mendiant d’amitié, qui se lie d’amour et frappe délicatement à la porte de toute humanité ! Serions-nous vraiment devenus croyants pour rien ? Nous quittons à peine les souvenirs de Noël, ce temps fort qui, au-delà de toutes croyances et convictions, marque toujours nos rues, nos agendas, nos rencontres, notre savoir-faire plaisir, notre table, nos communications … Heureuse irruption d’un Tout Autre dans notre humanité et dans notre histoire !
Serions-nous devenus croyants pour rien ? Parce que nous rencontrons des nuits au cœur de nos existences ? Parce que nos barques sont confrontées aux vents contraires qui les agitent et les déstabilisent ? Souvenons-nous de Jésus lorsqu’il traite sévèrement les apôtres : ils sont lents à comprendre, ils ont le cœur aveuglé … quand surgissent les difficultés ; ils n’ont pas compris que Jésus est parmi eux le symbole même de la vie, qu’ils peuvent compter sur lui.
Nous sommes donc invités à nous joindre aux apôtres dans leur barque et à entendre pour nous la parole du Fils de l’Homme : ‘’Ayez confiance … Ne craignez pas.’’ Ainsi nos chemins de vie, traversés des peurs ou des vanités, des découragements ou des indifférences, deviendront des chemins de conversion. ‘’Je comprends les personnes qui deviennent tristes à cause des graves difficultés qu’elles doivent supporter, cependant peu à peu, il faut permettre à la joie de la foi de commencer à s’éveiller, comme une confiance secrète mais ferme, même au milieu des pires soucis …’’ (Pape François, dans la joie de vivre, n° 6)
Bientôt, le mois prochain, nous entrons dans un autre temps fort de l’Eglise - qui nous éveille à la foi, à l’espérance, à la charité. Pour l’Eglise, annoncer la Bonne Nouvelle n’est pas une option : c’est tout son être et toute sa raison d’être. Ne sommes-nous pas l’Eglise ? Quelques conférences nous le rappelleront au courant de ce mois et pendant le carême, notamment en abordant l’exhortation apostolique ‘’ La joie de l’Evangile ’’ du pape François, de questions de famille et aussi de fin de vie.


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