Sur le chemin de la confiance avec la Pastorale de la santé

jeudi 6 février 2014
par  Patrick BEGOS
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Le dimanche de la santé sera célébré le 9 février, dans toute la France. Ce dimanche est l’occasion pour des personnes engagées dans les divers services et mouvements d’Eglise concernés par la santé de se faire connaître.
Rencontre avec Mariette Mignard de Plérin, déléguée épiscopale pour la Pastorale de la santé.

 Qu’est ce que la Pastorale de la santé ?

L’une de ses missions est d’annoncer l’Evangile au monde de la santé. Être attentif aux plus petits à l’image du Christ. C’est difficile de voir le malade et le handicapé, comme le Christ les voit avec toute leur humanité, leurs souffrances. A plusieurs reprises, l’Evangile nous montre que le Christ a été « pris aux entrailles » devant les gens qui souffraient.
Il va vers eux, il les écoute. C’est le chemin que nous devons suivre. Comme le montrent les nombreux mouvements qui la composent, la Pastorale de la santé est un travail d’équipe, en lien avec le diocèse.
Nous sommes aussi un lieu de réflexion, au service de l’Evêque, sur les problèmes actuels comme l’euthanasie, la fin de vie … Les membres de la Pastorale de la santé apportent leur pierre dans ces débats, transmettent des notes de synthèse. Prochainement, un numéro d’Eglise en Côtes d’Armor traitera de la fin de vie, en expliquant la signification des mots utilisés, parfois à tort, et en détaillant le contenu des lois existantes (Kouchner et Léonetti) ainsi que les pistes d’évolution.

 Quel est l’objectif de la journée du 9 février ?

C’est d’abord de faire connaître les services et mouvements existants dans le diocèse, sur le thème de la santé (voir ci-dessous*). C’est souvent l’occasion de découvrir tous les trésors mis en place sur le territoire, avec le soutien des groupes de prière et la force de l’amitié, composante essentielle de ces groupes.
Dans ces mouvements, de nombreux bénévoles de la paroisse Notre Dame de la Mer travaillent, souvent dans l’ombre. Cette journée montrera aussi que chaque membre de la communauté, d’une manière ou d’une autre, peut s’impliquer dans l’une ou l’autre des missions de la Pastorale de la Santé.
Comme l’ensemble des mouvements d’Eglise, nous avons besoin de bénévoles. Chacun peut proposer ses services et surtout venir voir comment fonctionne tel mouvement. Après une période de discernement et de réflexion, des fonctions peuvent être attribuées selon les possibilités de chacun.

 Quel est le thème retenu pour cette journée ?

Sur un chemin de confiance …. La confiance ne va pas de soi. Confronté à la maladie, au handicap, au grand âge, il faut d’abord avoir confiance en soi, faire confiance aux professionnels de la santé et aussi faire confiance à Dieu qui ne nous abandonne jamais. Cela ne va pas de soi. C’est souvent tout un chemin, un chemin tortueux, avec parfois des retours en arrière. Pourtant, c’est un chemin qui mène à plus de vie, plus de relations, plus de paix. Dans le monde de la santé, les personnes en souffrance, les professionnels et les membres des différents mouvements font l’expérience que risquer la confiance transforme profondément les personnes.
Comme le dit Mgr Armand Maillard, Archevêque de Bourges et membre du Conseil Famille et Société, « Sur le chemin de la confiance, la maladie, quelle qu’en soit sa forme, est une épreuve, une épreuve de vérité qui peut remettre en cause ou renforcer la confiance. La Pastorale de la Santé est une instance privilégiée où se joue, se construit ou se reconstruit la confiance. La parole échangée est souvent la première marche qui fait renaître la confiance : être écouté, regardé, pris au sérieux ».

Les Services et mouvements de la Pastorale de la santé, sur le Diocèse de Saint- Brieuc & Tréguier

  • Les aumôneries des hôpitaux. C’est une obligation de l’Etat dans les lieux où les personnes ne peuvent pas bouger. Dans notre diocèse, 19 aumôniers sont présents dans les hôpitaux et cliniques de St Brieuc, Lannion, Guingamp, Quintin, Tréguier, Paimpol, Lamballe, Loudéac, Plémet, Noyal-Pontivy, Dinan, Bégard, Plouguernével ainsi qu’aux Châtelets. Ils sont aidés par 200 bénévoles. Une aumônerie est une quasi-paroisse qui donne les sacrements grâce au prêtre modérateur. L’objectif est d’assurer la présence du Christ auprès des malades, de leurs familles, de leurs proches ainsi que du personnel soignant.
  • La Présence Fraternelle. Ses membres visitent des personnes isolées ou fragiles, chez elles ou en maison de retraite, en EHPAD. C’est un service paroissial qui dépend du curé de la paroisse. Notre objectif est de mettre en place des conventions entre le curé de la paroisse, l’équipe de Présence Fraternelle et l’EHPAD pour clarifier la mission de ce mouvement.
  • L’Hospitalité diocésaine N. D. de Lourdes. Ses nombreux bénévoles assurent le service des personnes malades lors du Pèlerinage diocésain à Lourdes. Dans le diocèse, 500 hospitaliers s’occupent ainsi de toute la logistique (déplacement, alimentation, garde …) de 250 malades, chaque année. Ce bénévolat se poursuit par un accompagnement des malades, en cours d’année.
  • Relais Lumière et Espérance. Ses membres essaient de briser la solitude, l’enfermement l’incompréhension dans laquelle vivent les familles dont l’un des membres souffre de troubles psychiques. Il faut oser parler de la maladie psychique. C’est souvent douloureux et les familles souffrent beaucoup de la solitude. Le mouvement s’appuie sur l’entraide et la solidarité entre ses membres.
  • Lourdes Cancer Espérance (LCE). Ce mouvement national est né du pèlerinage à Lourdes des personnes atteintes du cancer. L’objectif est d’apporter une espérance à ces personnes (parfois des enfants) en créant des liens de proximité et en leur assurant, ainsi qu’à leurs proches, un soutien moral, spirituel et matériel. Ils se retrouvent une fois par mois pour une messe, un partage de repas, afin de soutenir ces personnes sur toute l’année.
  • Amitié Espérance. Des groupes composés de personnes en souffrance psychique et d’amis existent à Guingamp, Lannion. Ils se retrouvent une fois par mois pour un partage, une présence fraternelle auprès de personnes en souffrance psychique ou en état dépressif.
  • Fraternité chrétienne des personnes malades et handicapées (FCPMH) Plusieurs équipes composées de malades handicapés et de leurs familles fonctionnent dans le diocèse. Leur mission est « de rejoindre ces personnes malades et handicapées là où elles vivent, de les accompagner, de défendre leur dignité et de leur annoncer que Dieu est un Dieu d’amour et de vie ».
  • La Fraternité St Jean Baptiste. Elle vient en aide aux victimes de l’alcool, de la drogue et des autres dépendances.
  • La Fraternité chrétienne des sourds et malentendants (FCSM) Ses bénévoles veulent permettre aux personnes sourdes et malentendantes de retrouver un accès à l’information et une vie d’Eglise pour partager leur foi.
  • Voir ensemble (ancienne croisade des aveugles) La mission du mouvement concerne les personnes aveugles et malvoyantes, adultes et de tous âges. Elle a pour objectif de leur permettre de sortir de leur isolement et de les conseiller pour les appareils « basse vision ».
  • Religieuses en pastorale de la santé (REPSA). Cette activité permet aux religieuses exerçant dans le monde de la santé ou le domaine social, dans les 9 congrégations du diocèse, de se retrouver. La mission est de « promouvoir une solitude positive, de combattre un isolement destructeur et de contribuer à des solidarités vitales », par des sorties, des visites, des animations spirituelles.

Voir le site : La santé : elle nous concerne tous

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