Le Feu sous la cendre

samedi 1er mars 2014
par  Bernard LE NEEL
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Le voilà le Mercredi où les chrétiens vont se voir « imposer des cendres »
Imposer ? enfin, recevoir sur leur front quelques grammes de cendres.
Quel symbole biblique !

Jadis, le prêtre disait « Memento homo quia pulvis est … » « souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière » ; désormais on préfère l’expression « Convertissez-vous et croyez en l’Evangile  ».
Cendre ou poussière c’est pareil, cela évoque la précarité l’éphémère de nos vies, vouées à la mort. Désormais on retient qu’il faut mourir à soi-même pour renaitre à la Vie.

N’empêche que la cendre demeure. Abraham, toujours négociateur avec son Dieu ne dit-il pas «  Je suis bien hardi de parler à mon Seigneur, moi qui suis poussière et cendre » (Gn 18,27).
Alors couvrons-nous de cendre en reconnaissant notre fragilité et notre péché, ouvrant ainsi le cœur à la miséricorde de Dieu selon ce qui est écrit dans le prophète Isaïe (61,1-3) : « L’Esprit du Seigneur est sur moi … il m’a envoyé porter la nouvelle aux pauvres, panser les cœurs meurtris, annoncer aux captifs la libération et aux prisonniers la délivrance, proclamer une année de grâce de la part du Seigneur … pour consoler tous les affligés, pour leur donner un diadème de justice au lieu de cendre …  ».

Jésus a dit qu’il était venu apporter le Feu sur la Terre, pas étonnant qu’on devienne cendre. Mais ce n’est pas une matière inerte, on peut « renaitre de ses cendres ». La Liturgie de ce jour le dit, sous la cendre il y a le feu.

Imprégné de culture grecque, Clément de Rome, un des premiers papes que l’on cite à la Messe, a repris le mythe du Phénix. Un drôle d’oiseau ce Phénix aux couleurs chatoyantes qui renaissait de ses cendres. De l’Arabie à l’Egypte tout le monde connaissait ce mythe. Les premiers chrétiens y ont vu une figure éminente de la Résurrection, celle de Jésus bien sur mais aussi la nôtre.

Ne soyons pas choqué de voir le pape christianiser, enfin utiliser en extrapolant ainsi un mythe païen, nous qui avons christianisé nos menhirs, dolmens et autres vestiges gaulois.

Chaque époque reflète la culture ambiante. Il faut bien s’emparer des « signes des temps » que sont les opinions et mentalités communément partagées.

Le Carême qui s’annonce est donc la venue propice du Feu de Dieu, ces langues de feu qui reposent sur chacun, expression visible de l’Esprit, et quand tout sera brulé, comme Job sur son tas de cendres, nous pourrons implorer la pitié de Dieu .

Au jour de notre départ, que notre enveloppe corporelle soit retournée à la terre ou incinérée, cendre ou poussière nous deviendrons. Les prières qui accompagnent la bénédiction des cendres insistent sur cet appel à la Miséricorde, en attente de Pâques, l’espérance de la Résurrection.
Parce Domine, parce populo tuo chantions-nous, oui Épargne ton Peuple Seigneur, en ta grande miséricorde.

Célébration des Cendres sur la Communauté des paroisses du Littoral Ouest :

Mercredi 5 mars 2014
Saint Quay Portrieux à 15h30
Etables sur mer à 18h00
Pordic à 18h30 (pas de messe à Plérin)

Jeudi 6 mars 2014
Lantic à 16h00
Binic à 18h00

Vendredi 7 mars 2014
Plourhan à 18h00

Samedi 8 mars 2014
Tréveneuc à 18h00


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