Bas les masques de faces de Carême ?

mardi 11 mars 2014
par  Bernard LE NEEL
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Pas de Carême sans privations ! Se priver n’est pas une option au menu de la sanctification.
Mais d’emblée la prière d’ouverture nous en donne le sens « que nos privations nous rendent plus forts pour lutter contre l’esprit du mal ».

Nous voilà donc en ordre de bataille pour le combat. Sur notre front, la cendre est la marque, le sceau de notre engagement sur la route de la conversion. Excusez du peu, mais confiance … l’Esprit Saint est à l’œuvre.

La tentation est grande en ces jours de revêtir avec la cendre l’habit de pénitent larmoyant ; « Ôte ta robe de tristesse » chantons-nous, bannissons le masque de carnaval qu’est la face de carême.
C’est la fleur au fusil qu’il faut partir au combat. La victoire est au bout du chemin, puisqu’il s’agit de victoire sur la mort : la Résurrection ! Rien de moins.
Le Carême ? un temps de joie et d’espérance, où la « tête d’enterrement » n’est pas de mise.

Regardons les textes proposés à notre méditation.
« Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme ceux qui se donnent en spectacle : ils se composent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent … Mais toi quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage …  ».
Oh la bonne odeur de sainteté … car vous le valez bien.

Saint François de Sales, qui avait le sens des formules disait « un saint triste est un triste saint  », se souvenant du verset biblique «  Revêts-toi de gaieté  ».
On dit aussi que Saint Polycarpe se rendant vers le lieu du supplice, pour son martyre «  était tout plein de force et de joie et son visage se remplissait de grâce ».
Force est d’admettre que le christianisme est un chemin de bonheur. Les évangiles abondent de passages porteurs de cette espérance : Bienheureux … Heureux ceux qui … etc.

Le bonheur dont il est question n’est évidemment pas celui des messages publicitaires à la télé. C’est un état de la grâce qui seule peut nous combler.

Saint Jacques de dire : « Mes frères considérez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves que vous pouvez rencontrer, sachant qu’elles participeront à l’édification de la Foi  ».

« Si les chrétiens avaient des gueules de ressuscités, j’y croirais. » aurait dit Nietsche,

alors chiche !

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