Où irons-nous préparer la Pâque ?

lundi 24 mars 2014
par  Marie-Aimée ROUAUX
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A Jérusalem, c’est bientôt Pessah, la Pâque, la grande fête juive du pèlerinage annuel qui voit affluer des milliers de pèlerins. Jésus lui-même va prendre la route de Jérusalem, comme il est écrit dans l’Evangile de Luc : Le moment venu « Jésus prit résolument la route de Jérusalem  » (Lc 9,51) …

De la Galilée en Judée, en passant par la Samarie, Il allait de villes en villages, enseignant et guérissant les malades sur son chemin et « de grandes foules faisaient route avec Lui  » (Lc 14,25). A Jérusalem « Jésus passait le jour dans Le Temple et il sortait la nuit sur le Mont dit des Oliviers. Et tout le peuple venait à lui dès l’aurore pour l’écouter » (Lc 21,37-38).
Or, la fête des Pains sans levain, que l’on appelle « Pâque », approchait (cf. Ex 12, 1-27 - Lc 22,1s) et Jésus dit à ses disciples Pierre et Jean :
« Allez nous préparer la Pâque que nous la mangions » (Lc 22,7s).
« Où veux-tu que nous la préparions ? » demandent-ils.
Jésus leur donne les précisions nécessaires. En entrant dans la Ville, ils doivent rencontrer un homme qui porte une cruche d’eau. Il faudra suivre cet homme jusque dans une maison où ils trouveront le propriétaire et ils lui diront : « Le Maître te demande où se trouve la salle à manger pour manger la Pâque avec ses disciples ». «  Le propriétaire vous indiquera une chambre haute, grande et garnie », leur dit Jésus, « c’est là que vous ferez les préparatifs ».
« Ils partirent et trouvèrent tout comme Il le leur avait dit … »


En ce mois d’avril des années 30, Jésus se prépare à vivre cette Pâque avec ses disciples. Il savait que ce serait sa dernière Pâque, aussi leur dit-il au moment de se mettre à table : « J’ai désiré d’un vif désir manger cette Pâque avec vous avant de souffrir, car je vous le dis à vous, jamais plus je ne la mangerai jusqu’à ce qu’elle soit accomplie dans le Royaume de Dieu  »
Et de même après avoir pris une coupe de vin, Il ajouta : « Je vous le dis, en effet, à partir de maintenant, Je ne boirai plus du fruit de la vigne jusqu’à ce que le Royaume de Dieu soit venu ».
Manger la Pâque, c’est manger l’agneau pascal au cours d’un repas festif, le mot Pâque désignant à la fois l’agneau, le repas, et la fête. Pourtant, dans ce Repas du soir si singulier, la Cena, il ne sera plus question d’agneau. En fait de nourriture, on ne parlera plus, dans ce récit, que de pain, de vin, du Corps et du Sang de Jésus.
Dans le contexte de la Pâque juive, mémorial de la sortie d’Egypte où l’on célèbre Dieu Sauveur, Jésus, dont le nom hébreu, Yeshoua signifie « Salut  », reprend à son compte ce symbolisme fort, faisant de ce Repas sa propre Pâque, dans un geste prophétique qui annonce sa mort imminente et sa Résurrection.
Avec le Pain partagé et le Vin de l’alliance de nos Eucharisties, dans une action de grâce à Dieu, notre Père, c’est la Présence même du Christ, l’Agneau de Dieu, le Serviteur, qui s’offre à chacun de nous, non plus seulement aux «  douze », mais à des générations de croyants à travers les siècles et partout dans le monde.

La grande Nuit de Pâques approche, cette Nuit où l’obscurité fait place à la lumière, et comme jadis les disciples se préparant à célébrer la Fête, nous sommes invités à rejoindre la « Chambre Haute » de la prière et de l’offrande, ce lieu de la Présence qui nous prépare à vivre le grand Mystère de notre foi de Baptisés :

Le Christ est ressuscité, Il est Vivant ! Alleluia !


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