La liturgie du Vendredi Saint

jeudi 17 avril 2014
par  Serge KERRIEN
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A l’origine, l’Église célébrait la fête de Pâques en un seul jour, dans la nuit du samedi saint au dimanche de Pâques. A partir du IVe siècle, on voulut suivre davantage le Seigneur dans sa passion ; on élabora alors des célébrations marquant le jeudi, le vendredi et le samedi saints, avec le souci d’imiter le parcours pascal du Seigneur. Ainsi naquit le Vendredi Saint.

La célébration de la passion du Seigneur est structurée en trois parties traditionnelles : liturgie de la Parole, Vénération de la Croix, communion.
La liturgie se célèbre l’après-midi et on utilise les vêtements liturgiques rouges. Après la prostration des célébrants devant l’autel totalement dépouillé, suit l’oraison du jour.
La liturgie de la Parole comporte d’abord deux lectures : l’évocation du Serviteur souffrant par le prophète Isaïe (Is 52, 13-53,12) et une réflexion théologique de la Lettre aux Hébreux sur le sacrifice du Christ (Hé 4, 15-16, 5, 7-9). Puis vient le récit de la Passion selon Saint Jean. Entre les deux lectures, le Psaume 30 reprend la prière du serviteur fidèle aux prises avec un monde hostile. L’homélie est suivie d’une grande prière universelle dont les intentions ont été retouchées par respect pour les Juifs, et ceux qu’on appelait hérétiques et schismatiques.
Suit la vénération solennelle de la croix. Approchant en procession, chacun fait un geste de vénération : génuflexion, inclination ou baiser.
Après la récitation du Notre Père, la communion est proposée au pain consacré à la messe du jeudi saint.
L’oraison finale et la bénédiction concluent l’office qui s’achève dans le silence : les chrétiens accompagnent le Christ mis au tombeau et veillent dans l’attente de la célébration de la Résurrection.
La liturgie du Vendredi Saint est sans aucun doute un des joyaux de l’année liturgique. C’est l’heure du Christ crucifié pour le salut du monde, l’heure de la contemplation silencieuse de Celui qui a été transpercé, l’heure du recueillement et de l’accompagnement du Seigneur dans sa mort. Cette célébration est unique, marquée par des rites uniques. Sobre et belle, simple et dépouillée, la liturgie du Vendredi Saint est propre à nous faire mieux appréhender et vivre le mystère pascal. Trop de chrétiens n’en ont pas saisi le sens profond et la négligent, sans doute à cause de son caractère austère. Ils n’ont surtout pas compris que le triduum pascal est un tout que l‘Eglise nous donne pour aller au cœur de notre foi.
Soyons nombreux à suivre notre Seigneur le Vendredi Saint aussi.
Il meurt par amour pour nous.
Donnons-lui le nôtre par notre présence.


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