Billet d’hum(oe)ur : La palabre sous le baobab

vendredi 1er octobre 2010
par  Benoît LE NEDELEC
popularité : 1%

En nous invitant, dans son Editorial, à « entretenir le baobab de l’information » notre curé titille notre curiosité.

Citoyens du Monde, familiarisons-nous à la culture de cet arbre ultraméditerranéen.

Le Baobab est un arbre au tronc ventru, qui peut mesurer plusieurs dizaines de mètres. Dans l’Histoire de l’Eglise, les Pères de l’Eglise, véritable tronc commun à tous les chrétiens, sont source d’inspiration. N’a-t-on pas dit que les pensées de ces « Pères » étaient comme un parfum « qui ne nous lâchent pas, et plutôt que de nous informer ou nous instruire, elles nous modèlent » *. Le tronc de l’arbre est bien image de la sagesse de nos sources chrétiennes.

On dit du Baobab, arbre bouteille, qu’il est gorgé d’eau, donc une véritable fontaine, que l’édito nous invite à visiter ! « Comme le cerf tendu vers les eaux vives, ainsi mon âme soupire vers Toi » Ps 41, puisons au puits de la Samaritaine, de cette eau qui ne donnera plus jamais soif. L’Eglise est comme le baobab, pleine d’eau qui coule au baptême, la grâce de Dieu.

Son écorce se régénérant, il est dit « longévif », on en connaît qui ont 2000 ans…

Notre Eglise, qu’à notre niveau nous voyons souvent par le petit bout de la lorgnette, a aussi 2000 ans, et ce n’est pas demain la veille qu’elle s’étiolera, elle est Longévive, puisque Jésus sera avec Elle jusqu’à la fin des temps.

On reconnaît un arbre à ses fruits : le baobab a des fruits comestibles, riches en vitamines B1 et C2. Nous, on a les sacrements. Son huile est alimentaire ? Le saint chrême en saintes onctions - même si elles ne sont plus extrêmes - est un viatique qui permet de traverser le désert de la vie, et qui apporte soulagement aux malades (ambre qui protège aussi nos estivants). Les feuilles contiennent des protéines et des minéraux.

Finalement tout se mange dans le…baobab !

Enfin son écorce fait tomber la fièvre, et même guérit du paludisme. Et pour finir elle servira de savon ; « lave-moi, je serai plus blanc que neige ».

En plus de ses qualités (merci Wikipédia), le Baobab a une utilité sociale : c’est l’arbre à palabres par excellence. Pas étonnant que l’éditorialiste nous demande d’entretenir cet arbre. Jésus a vu Nathanaël sous le figuier, notre curé veut nous voir sous le baobab, parasol et parapluie, c’est selon ; un vrai espace d’information et de communion.

Car la palabre est une coutume de rencontre favorisant le lien social ; elle fait communauté, rassemblement (ecclesia).

La paroisse (Canon 515, d’après Théo) comme l’assemblée sous le baobab,
« est une communauté de fidèles … confiée au curé, son pasteur propre », assisté de l’EAP, (code de D.C 1983), qui a pour mission d’enseigner, de sanctifier et de gouverner. Pour ce faire, elle ne se réunit pas sous l’arbre à palabres, mais sous le bois de la Croix. O Crux, Ave, Spes unica.

« L’arbre de vie était au milieu du jardin de l’Eden » Gn, alors, méditons à l’ombre du « Baobab de l’information », notre site internet, un petit coin de paradis … sous un coin de parapluie.

  • Sources Chrétiennes, Editions du Cerf.

Commentaires

Bouton Facebook Bouton Contact image Jésus
Bannière denier
Bannière RCF