Ah, les femmes !

samedi 14 juin 2014
par  Kerprat
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« Les cyclones féminins sont plus mortels … que les masculins.
C’est ce que montre une étude très sérieuse parue dans une revue liée à l’Académie des sciences des Etats-Unis »
fin de citation : La Croix 4 juin 2014.

La violence des cyclones et tempêtes en rapport au moins sémantique avec le « sexe dit faible », voilà qui nous interroge.

La mythologie associait les femmes aux catastrophes : elle est prolixe sur les femmes dragons. Les Erynnyes étaient filles de la Terre, ayant pour mission de punir les crimes des humains. On les représentait avec les cheveux entrelacées de serpents, tenant d’une main une torche ardente et de l’autre un poignard, dixit le Larousse. Elles s’appelaient Tisiphone, Alecto et Mégère. Ce nom nous est plus familier ; Mégère fait penser à Harpie, ce monstre ailé au visage de femme ; un animal rapace, certes, mais aussi pour le dictionnaire une femme très méchante.
Décidément les Grecs qui ont inventé le mot misogyne (qui hait les femmes) étaient donc un peu misogynes, mais c’était en des temps très anciens !
Il faut reconnaître que la mythologie est pleine de violences et d’affreuses choses commises autant par les hommes-dieux que par les femmes ; cela n’a plus cours aujourd’hui bien sur.
N’empêche que qualifier les femmes d’acariâtre, chameau, furie ou virago, la littérature ne manque pas de noms « d’oiseaux ». O femmes, que vous êtes maltraitées !.

Ne chargeons pas trop les Grecs, descendons en Palestine. Le Sage de la Bible, du moins dans l’Ecclésiaste, n’est pas en reste lui non plus sur les dangers des femmes acariâtres et furies. Qu’on en juge par ces quelques extraits :

  • Mieux vaut vivre à l’angle d’un toit, que de partager sa demeure avec une femme querelleuse.
  • Mieux vaut vivre dans une terre déserte, qu’avec une femme acariâtre et querelleuse.
  • J’aimerais mieux habiter avec un lion ou un dragon qu’habiter avec une femme méchante.
  • Une femme méchante c’est un joug mal attaché ; prétendre le maitriser, c’est saisir un
    scorpion.

Trêve de procès de nos chères mères, compagnes ou moitiés. Quelles que soient les statistiques des météorologistes et climatologues, il n’y a aucun rapport entre la violence des cyclones et les femmes.

Anne-Thérèse Guérin ( Ste Mère Théodore) ne dit-elle pas que la femme est la meilleure moitié de l’homme ? N’est-elle pas symbole de vie ? alors que les cyclones sont porteurs de mort. Notre époque et ses apports de parité de traitement sont un signe de civilisation. Déjà Saint Paul le disait, « il n’y a ni homme ni femme … Dieu ne fait pas acception des personnes  » ce qui prônait bien l’unité du genre humain, le respect de tout être.
Jésus, sur les routes de Palestine était accompagné de femmes, qui n’étaient pas que cantinières. N’étaient-elles pas plus nombreuses au pied du Calvaire ? Elles seront bien récompensées, puisque premières bénéficiaires de la Résurrection.
Alors laissons aux savants « leurs préjugés de sexe sur la gestion des risques », et devant cette boutade, reprenons les prières des Rogations(*) de jadis :
A fulgure et tempestate , libera nos Domine,
De la foudre et de la tempête, délivre-nous Seigneur !

(*) Rogations, prière en procession jadis dans la Nature.


Voir le site : Cyclone -Wikipedia

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