Lettre aux futurs vacanciers …

lundi 30 juin 2014
popularité : 1%

Antioche le 7 mai 45

Mon très cher Théophile,

Il m’est venu une comparaison entre l’Église et … l’autoroute ! Je te la livre sans plus tarder, assortie de trois petites références bibliques.

L’Église donc, c’est comme une autoroute. Il y a plusieurs voies et même une bande d’arrêt d’urgence, avec des aires de repos, des stations d’essence pour se ravitailler, et des coins repas, avec aussi des sorties. Eh oui, des sorties mais aussi des entrées, car si on sort, on peut toujours rentrer à nouveau. Et il y a toujours des entrées : même à quelques kilomètres du but, encore une entrée, celle de la dernière heure.

Il y a aussi plein de monde sur cette autoroute, des mauvais coucheurs qui font des crasses aux autres et ceux qui roulent en pères peinards, ceux qui roulent trop vite sur la voie de gauche et aussi les poids lourds de l’Église sur la voie de droite … avec un code de la route que les autres bien sûr, devraient mieux respecter, avec aussi ceux qui provoquent des accidents par imprudence …
Saint-Paul, sur cette autoroute, dirait « je suis libre par rapport à la loi, mais si, libéré en Christ, je roule à ma vitesse et qu’ainsi je risque de blesser mon frère, alors je ralentis » (1Co 8, 7-13).

Il y aussi des bouchons, alors on rouspète parce que l’Église n’avance plus assez vite, avec ceux qui malgré tout, changent de file tout le temps pour aller plus vite et les risques d’accrochage. Heureusement qu’il y a des bouchons sur cette autoroute, sinon le vrai danger serait grand qu’on y soit toujours tout seul, ou pire qu’il n’y ait personne. Et dans les bouchons, tous ces gens qui rient et chantent, tous ces conducteurs et passagers qui plaisantent entre eux, ça vous a un petit avant goût de paradis.

Enfin, cette autoroute sait bien qu’il y a aussi des petites routes secondaires qui vont au même endroit ou peu s’en faut, en sinuant à travers la campagne de clocher en clocher, de prairie en bois, de vallée en colline, où il fait si bon vivre et flâner, et même s’arrêter et tout simplement marcher sans toujours rouler entre deux fichues « glissières de sécurité ». Crois-le ou non, Théophile, mais notre autoroute a un infini respect pour ces petites routes : même si elles sont moins glorieuses, elle ne s’approprie pas le goudron pour elle toute seule.

Mais je réalise que comme toute comparaison, cette histoire d’autoroute est bien maladroite. J’ai oublié les péages, les poteaux indicateurs, les radars et les gendarmes. J’aurais pu aussi remarquer qu’il y a plusieurs autoroutes et plusieurs Églises, je ne l’ai pas fait. Je te laisse compléter par toi-même ma petite parabole autoroutière, si elle te plaît.

Et si on se dépêchait de se laisser trouver par le Christ (Ap 3,20), comme on se dépêche sur l’autoroute, ce serait … super ! et il y aurait plus de joie dans le ciel que sur toutes les routes et autoroutes du monde (Luc 15,7).

Salut en toi en Christ, ton fidèle Tertius.

Goulven Cozanet


Bouton Facebook Bouton Contact image Jésus
Bannière denier
Bannière RCF