Citoyennes, citoyens, paroissiennes, paroissiens, bref, Elles et Ils !

mardi 16 septembre 2014
par  Bernard LE NEEL
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Jusqu’à présent la grammaire française réglait le problème du sujet en simplifiant. Quand le masculin et le féminin se présentaient en sujets, en sujets de verbe, il était admis que le masculin » l’emportait sur le féminin ».

Depuis des siècles, aucune intention idéologique ou sexiste ne présidait à cette règle de commodité. Les anglo-saxons, eux, avaient résolu le problème par l’emploi de THEY qui évite toute connotation supposée sexiste.

A l’heure ou certains cherchent à gommer des apparences sexistes, à l’école ou dans la tenue vestimentaire, l’emploi de notre ils, pourrait paraître neutre. On peut aussi contourner la difficulté en employant le mot personnes. Bien qu’il soit féminin, aucun homme ne se sentirait féminisé.

Voilà qu’au Perchoir de l’Assemblée nationale, une intervenante écologiste commence ses phrases, par anaphore à la mode : « Elles et Ils » embrassant tout public par ces deux mots. C’est surprenant et innovant, mais objet de ridicule.
Passe encore à l’oral, mais comment va se comporter notre participe passé à l’écrit ? Comment accorder ce damné participe qui chagrine tant de plumitifs ? Devrons-nous mettre entre parenthèse le e au risque de soulever la colère de la gent féminine mise entre parenthèse ?
Par exemple « Elles et Ils seront frustré(e)s si nous ne les écoutons pas » ?

On dit que l’enfer est pavé de bonnes intentions… chercher des poux dans la tête de la grammaire en négligeant l’usage, n’est-il pas une purge idéologique au nom d’un idéalisme à l’évidence utopique.


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