L’Evangile du Dimanche 21 Septembre 2014


Vingt-cinquième du Temps ordinaire. Is 55-6-9 ; Ps 77 ; Ph 1, 20-27 ; Mt 20, 1-16 ;
Dans le Royaume dont parle l’évangile, pas de sélection selon les compétences et l’ancienneté. Matthieu veut signifier ici que pour Dieu, tout homme est important, unique, aimé et accueilli, à tout moment de sa vie, avec ou sans mérites.
Dieu appelle sans cesse, car, à tout moment, il y a place pour tous ; c’est une logique qui peut choquer ceux qui pensent marcher sur le droit chemin. Et le psalmiste chante : « le Seigneur est juste en toutes ses voies, fidèle en tout ce qu’il fait ». Le prophète Isaïe, lui, rappelle que « ses pensées ne sont pas les pensées des hommes et ses chemins ne sont pas leurs chemins ». Nous sommes invités à passer du registre du calcul à celui de la gratuité, à entrer dans une autre logique que celle de la comparaison qui engendre la jalousie, à entrer dans la logique de Dieu qui fait vivre.
L’apôtre Paul, même au fond de sa prison, se sait aimé de manière unique et il s’en remet à son Seigneur pour sa vie et pour sa mort. Il choisit la confiance.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 20,1-16a

Jésus disait cette parabole : « Le Royaume des cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit au petit jour afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne.
Il se mit d’accord avec eux sur un salaire d’une pièce d’argent pour la journée, et il les envoya à sa vigne.
Sorti vers neuf heures, il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans travail.
Il leur dit : ’Allez, vous aussi, à ma vigne, et je vous donnerai ce qui est juste. ’
Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même.
Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d’autres qui étaient là et leur dit : ’Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ? ’
Ils lui répondirent : ’Parce que personne ne nous a embauchés. ’ Il leur dit : ’Allez, vous aussi, à ma vigne.’
Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : ’Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers. ’
Ceux qui n’avaient commencé qu’à cinq heures s’avancèrent et reçurent chacun une pièce d’argent.
Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’argent.
En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine :
’Ces derniers venus n’ont fait qu’une heure, et tu les traites comme nous, qui avons enduré le poids du jour et de la chaleur ! ’
Mais le maître répondit à l’un d’entre eux : ’Mon ami, je ne te fais aucun tort. N’as-tu pas été d’accord avec moi pour une pièce d’argent ?
Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner à ce dernier autant qu’à toi :
n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mon bien ? Vas-tu regarder avec un œil mauvais parce que moi, je suis bon ? ’
Ainsi les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. »


Voir le site : Dimanche dans la ville

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