Invitation pour le 11 Novembre

jeudi 6 novembre 2014
par  Jean MABUNDI (Abbé)
popularité : 1%

La paix est une flamme fragile
Vigilance !

L’évêque aux armées, avec l’accord des évêques de France, propose que partout dans le pays soit organisé, le 11 novembre 2014, un temps de prière pour ceux qui sont morts pour la France durant la 1re guerre mondiale et pour la paix.
Sur notre canton d’Etables sur Mer, après la cérémonie locale au monument aux morts dans chaque commune, nos maires de Binic, Etables-sur-Mer, Lantic, Plourhan, St Quay-Portrieux et Tréveneuc nous rassembleront, en intercommunalité, dans une célébration commune, à Plourhan. Celle-ci commencera par la messe, à 10h30, en l’église St Pierre.
Je relaye cette invitation avec beaucoup d’insistance. Allons-y nombreux. Répondons à cette double invitation.

La paix est une flamme fragile, elle n’est pas un acquis une fois pour toutes. Nous avons un devoir de vigilance.
Cette cérémonie garde, encore aujourd’hui, tout son sens : l’occasion de rendre hommage aux anciens combattants pour que ne sombrent pas dans l’oubli les sacrifices et les souffrances de toute une génération, le message dont elle est porteuse. Aujourd’hui, l’occasion aussi de transmettre à la jeunesse l’héritage de la paix et de tant d’autres valeurs défendues.

Le 11 novembre est au service de la mémoire : n’oublions pas l’ancien combattant et son expérience tragique. Nous ne pouvons oublier la contribution des Alliés, la contribution des Troupes coloniales …. N’oublions pas le soldat inconnu.

L’actualité nous met inévitablement face à des questions lourdes de sens. Aucune guerre n’est jamais propre, jamais sans dégâts, surtout lorsqu’on se bat pour ce qu’on pense être une cause juste.

La paix est un travail, disait Jean Debruyne :
« La paix aurait pu être une fleur sauvage de ces fleurs des champs
que nul ne sème ni ne moissonne.
La paix aurait pu être une de ces fleurs des prés
que l’on trouve toute faite un beau matin au bord du chemin, au pied d’un arbre ou au détour d’un ruisseau.
Il aurait suffi de ramasser la paix comme on ramasse les champignons ou comme on cueille la bruyère ou la grande marguerite.
Au contraire la paix est un travail, c’est une tâche.
Il faut faire la paix comme on fait le blé.
Il faut faire la paix comme il faut des années
pour faire une rose et des siècles pour faire une vigne.
La paix n’existe pas à l’état sauvage : il n’y a de paix qu’à visage humain. »

Notre travail à nous tous, c’est à nous de la tisser … et il faut être tous les jours sur le métier.


Commentaires

Bouton Facebook Bouton Contact image Jésus
Bannière denier
Bannière RCF