Le sens de la liturgie de l’ordination diaconale

lundi 24 novembre 2014
par  Serge KERRIEN
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Dimanche 30 novembre, Paul Plantet sera ordonné diacre permanent à Pordic.
Essayons de comprendre le sens de la liturgie de cette célébration qui pour l’essentiel reste identique, que l’on ordonne un diacre en vue du ministère presbytéral ou un diacre permanent.

La célébration comporte quatre moments spécifiques.

 L’appel et la présentation

Au début de la célébration, l’appel et la présentation de l’ordinand. Le responsable diocésain du diaconat permanent intervient et passe la parole à l’équipe qui a accompagné le futur diacre dans son cheminement. Puis c’est à l’épouse d’être interrogée : l’évêque lui demande si elle accepte que son mari soit ordonné et ce que cela va entraîner pour leur vie de foyer. Elle va ensuite l’aider à revêtir l’aube, comme pour signifier qu’elle accepte, dans le prolongement du baptême et du mariage, de le donner à l’Eglise pour un ministère particulier. Tous deux rejoignent ensuite leur place, côte à côte : l’ordination n’atténue pas le sacrement de mariage ; elle le renforce.

 Les rites préparatoires

Après l’homélie se déroulent les rites préparatoires. L’évêque interroge l’ordinand sur son désir d’être ordonné, sur la manière dont il aura à exercer son ministère diaconal, sur sa volonté de témoigner de sa foi, sur son engagement à la prière quotidienne, sur sa volonté de conformer sa vie au Christ. Ce dialogue avec l’évêque se poursuit par le chant de la litanie des saints. Pendant le chant, l’ordinand s’allonge dans le chœur, signifiant ainsi son abandon entre les mains de Dieu, pour la mission qui lui sera confiée, à l’exemple de tous ceux qui nous ont précédés dans la foi et que l’Eglise nous propose comme modèles.

 Les rites essentiels

Puis viennent les rites essentiels. L’évêque impose les mains en silence à l’ordinand et il est le seul à le faire. Ce geste est traditionnel pour signifier le don de l’Esprit Saint pour exercer le ministère diaconal dans sa spécificité. Ce geste dit aussi qu’un diacre est d’abord en lien avec son évêque dont il est un des collaborateurs.
La prière d’ordination suit aussitôt. Texte très ancien, il ne rappelle pas les fonctions du diacre, ce qu’il doit faire, mais ce qu’il doit être dans son ministère pour construire l’Eglise.
Ces deux rites, l’imposition des mains et la prière d’ordination, confèrent le sacrement de l’ordre. L’Esprit Saint est donné, signifiant par là que le diacre est configuré au Christ serviteur.

 Les rites complémentaires

Ces gestes disent en partie ce que l’ordination vient d’accomplir et expriment une part de la mission du diacre :

  • La remise de l’étole diaconale. Elle est portée en sautoir et rappelle la manière dont les diacres de l’Église primitive roulaient leur tablier de service. La dalmatique qu’il revêt parfois est le vêtement propre au diacre.
  • La remise de l’évangéliaire rappelle au diacre, non seulement sa mission d’annoncer l’Evangile mais encore son devoir de conformer sa vie à ce qu’il proclame.
  • Le baiser de paix est échangé d’abord avec l’évêque puis avec les autres diacres. Il manifeste que le nouvel ordonné appartient désormais à l’ordre des diacres.
    La célébration de l’Eucharistie se poursuit alors comme d’habitude. Pour la première fois, le nouveau diacre assiste l’évêque à l’autel et l’aide à donner la communion. C’est dans la célébration de l’Eucharistie que le nouveau diacre, comme tous les ministres ordonnés, rend grâce pour la fécondité de son ministère et en trouve la source.
    A la fin de la célébration, le nouvel ordonné reçoit la mission que l’évêque lui confie pour exercer son ministère diaconal.

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