Jésus et la samaritaine (Jean 4, 1-42)

« SI TU SAVAIS LE DON DE DIEU … »
lundi 8 novembre 2010
par  Rosita CARPIER
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JESUS ET LA SAMARITAINE (Jean 4, 1-42)

« SI TU SAVAIS LE DON DE DIEU … »

C’est au moment où l’homme peine dans son quotidien, dans sa vie que Jésus bien souvent le rejoint, le sollicite, l’appelle …
En rencontrant Jésus, c’est ce que vivra la Samaritaine ce jour-là.

UN APPEL A EVANGELISER …

Ainsi, Jésus décide de traverser la Samarie pour se rendre à Sychar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph.
Il est midi, fatigué, il s’assoit au bord d’un puits dont Jacob aurait fait monter les eaux pour alimenter le bétail. Cela aurait duré vingt ans.
Survient une Samaritaine pour puiser de l’eau. Jésus prend alors l’initiative de la solliciter en lui disant « donne-moi à boire ».
Il faut noter que la référence à Jacob et au puits a son importance. En effet, elle sert d’assise au message de Jésus. En s’appuyant sur la connaissance qu’a la Samaritaine de l’histoire de Jacob, il laisse entendre que ses pouvoirs sont d’origine divine et d’une autre nature que ceux de ce patriarche.
On ne peut s’empêcher de voir dans ce contexte (Jésus en Samarie - la rencontre avec la Samaritaine) les bases d’un plan divin pour, selon Jésus, mener l’œuvre de son Père à bonne fin.
L’attitude de Jésus, détaché dans sa démarche face à un peuple très hostile aux juifs mais déterminé dans sa mission, témoigne de sa pleine confiance au dessein de son Père.
Après avoir demandé à boire, Jésus ne se désaltère pas ayant plus soif de sauver que soif d’eau.
De là, débute un dialogue avec la Samaritaine qui ne cesse de questionner Jésus sur son identité.
Le Christ ne fait aucune réponse directe, il lui fraye seulement un chemin pour l’amener progressivement au-delà d’elle-même à saisir son langage, le sens de sa pensée.
Dans sa pédagogie, Jésus est sobre ; il emploie les mots justes, ceux qui ont de l’écho dans la vie de la Samaritaine « Si tu savais le don de Dieu … et qui est celui qui te dit, donne-moi à boire, c’est toi qui l’aurait prié et il t’aurait donné de l’eau vive … ».
Jésus va enseigner la Samaritaine en cherchant à comprendre à partir de ce qu’il perçoit d’elle, sa culture, ses idées ; il tient compte de sa simplicité, des blessures de sa vie, de ses péchés.
Il voit surtout en elle son accueil de la différence, sa bonté envers l’étranger, son ouverture et sa capacité à comprendre et à évoluer …
Plus la conversation progresse, plus elle se laisse bousculer dans ses convictions, dans sa vie « Serais-tu plus grand que notre Père Jacob » , « Je n’ai pas de mari ».
Tour à tour, cette femme passe par diverses réactions : étonnée qu’un juif sollicite de sa part un service, perplexe mais finalement consciente que Jésus soit plus grand que Jacob. Puis, à la lecture de sa vie par Jésus, elle en déduit qu’il est bien un prophète.
A travers l’enseignement de Jésus, elle est touchée, elle discerne que le Messie dont elle a entendu parler « celui qui dévoilera tout » est bien là devant elle.
La Samaritaine a cru en la Parole de Jésus. Celle-ci s’est propagée les deux jours suivants auprès des Samaritains. Ceux-ci ont cru en la nouveauté ce cette Parole dans leur vie et ont vu en Jésus non seulement le Messie mais le Sauveur de tous les hommes.

…. SUR LES PAS ET DANS L’ESPRIT DU CHRIST

Ce passage d’évangile de Jean est un appel à reprendre la route de l’évangélisation « au loin » en avant du Christ.
Point besoin de s’aventurer en Samarie pour annoncer Jésus-Christ, nous avons à proximité des terres plus ou moins apprêtées, en attente où nous pouvons semer ou (et) cultiver.
Il suffit de s’en donner les moyens et d’en prendre l’initiative comme le Christ.
Qu’attendons-nous pour nous mettre en route chacun selon nos moyens ?
Il ne s’agit pas tant de faire sortir les personnes de « leur maison », de les faire venir dans « notre maison » que de les rejoindre où elles sont, de les écouter, de les comprendre, de partager … Oser demander « donne-moi à boire » pour rencontrer.
Cela passe par le regard, l’attitude et l’action « en Vérité ».
Cela passe aussi par révéler Dieu, aux hommes et aux femmes que nous croisons, avec qui nous sommes en relation, avec qui nous travaillons, de façon directe voire indirecte.
Cela passe enfin par l’annonce d’un simple évangile principalement aux jeunes et à leurs parents, aux blessés de la vie, susceptible de les toucher, de changer leur vie, le regard qu’ils portent sur eux-mêmes.
Soyons pour autrui celui qui dit « viens et vois » sans limite de temps, d’espace, dans un souci constant aux Autres … Ouvrons-nous, dépassons nos frontières et adaptons nos actions pour donner dimension à l’enseignement du Christ.


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