Pâques … au bout du chemin

dimanche 1er février 2015
par  Patrick BEGOS, Roland Le GAL (Abbé)
popularité : 1%

Où allons-nous ? Que cherchons-nous ? Notre route est parfois sinueuse, elle peut être semée d’obstacles, de souffrances et d’échecs. Le Carême nous invite à prendre du recul, à nous dégager de l’immédiat pour relire et ajuster notre vie à la lumière de Jésus-Christ et de l’Évangile. L’abbé Roland Le Gal nous explique le sens de ce temps liturgique.

 Quel est le sens du Carême ?

Le mot carême rappelle d’abord le chiffre 40. C’est le nombre d’années de l’Exode où le peuple hébreu, après avoir été libéré d’Égypte, chemine vers la Terre promise. C’est aussi le rappel des 40 jours que Jésus, après son baptême, a passé au désert où il a été tenté et a résisté aux forces du mal. Pour les chrétiens, le Carême, c’est surtout un temps d’entraînement à vivre à la suite du Christ, en vue de la profession de foi en Jésus mort et ressuscité, au matin de Pâques. Le Carême débute le Mercredi des Cendres pour se terminer le samedi-saint. C’est une redécouverte du sens premier de la foi que nous allons vivre par étapes.

 Quelles sont ces étapes ?

Le premier dimanche, l’Évangile nous incite à aller avec Jésus au désert. Le second nous donne un avant-goût de la Résurrection avec le récit de la Transfiguration. Le troisième nous relate la rencontre de Jésus avec la samaritaine et nous revisitons ainsi notre baptême. Dans L’Évangile du quatrième dimanche, Jésus rencontre l’aveugle de naissance et nous parle du passage de la mort à la vie, des ténèbres à la lumière. Lors du cinquième dimanche, Jésus vient nous délivrer de nos liens au tombeau, comme il l’a fait pour Lazare. Comme le peuple hébreu a quitté l’Égypte, Jésus nous incite à passer de la mort à la vie. Le sixième dimanche est celui des Rameaux. Lors de cette célébration, d’un côté on acclame Jésus Sauveur et de l’autre on entre dans la Semaine Sainte où nous faisons mémoire de la Passion du Christ.

 Quel est le message du Mercredi des Cendres ?

Ce jour marque le début du carême. Il est situé 46 jours avant Pâques car les dimanches qui font mémoire de la résurrection du Christ ne sont pas comptabilisés dans les 40 jours de carême. La tradition des cendres vient de l’Ancien Testament. Chaque fois qu’un membre du peuple prenait la décision d’entrer dans une démarche de conversion, il se recouvrait le corps, de poussière. La cendre, c’est aussi ce qui reste après le feu. Sous la cendre, la braise peut renaître. La cendre, c’est apparemment quelque chose de mort, mais aussi quelque chose qui peut vivre. Dans la tradition chrétienne, la cendre est issue du brûlage des rameaux de l’année précédente. C’est le signe de notre volonté d’entrer dans une démarche de conversion.

L’Évangile du Mercredi des Cendres donne les trois piliers de la foi chrétienne :

  • la relation à Dieu
  • la relation à soi-même
  • la relation aux autres

Cela se concrétise par la prière pour la relation à Dieu, par le jeûne pour l’effort que je m’impose à moi-même et par l’aumône pour la relation à l’autre. Durant le carême mais aussi toute l’année et toute notre vie, nous avons à nous entraîner, à la suite de Jésus, à ressembler au Père qui bon et parfait.
Concrètement, améliorer sa relation à Dieu, c’est par exemple consacrer plus de temps à la prière, participer de manière plus assidue à la messe, choisir un temps de retraite ou un temps personnel pour nourrir sa foi par la lecture de la Parole, d’un livre traitant de la foi …. Le jeûne peut s’appliquer à la nourriture mais ce ne doit pas être la privation pour la privation. C’est surtout l’occasion de s’obliger à faire quelque chose que l’on n’a pas l’habitude de faire, sortir d’une accoutumance, d’une routine en posant des actes qui nous coûtent.

 Comment vivre le Carême dans notre paroisse ?

Le Mercredi des Cendres est bien le premier jour du Carême, d’où l’intérêt de participer à la cérémonie de ce jour. Nous entrons déjà au désert. Durant le Carême, des propositions de réconciliation et de pardon seront faites sur la paroisse. Le dimanche en famille du 1er mars sera consacré à une proposition dans la suite du Synode des familles avec l’opération « 200 portes ouvertes » [1].
Comme tous les ans, le cinquième dimanche du Carême sera celui du CCFD-Terre Solidaire. A travers notre contribution, il ne s’agit pas seulement de participer aux besoins financiers de cet organisme collégial voulu par les évêques mais d’être solidaire du développement humain, ici et là-bas. Le Carême doit nous aider à mettre en œuvre le triple commandement d’amour (aimer Dieu, son prochain et soi-même) à travers la prière, l’aumône et le jeûne.



Commentaires

Bouton Facebook Bouton Contact image Jésus
Bannière denier
Bannière RCF