Procès-Verbal Romain enfin publié

mercredi 1er avril 2015
par  Kerprat
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Ce rapport de témoin étant révélé, nous avons demandé à Kerprat de le traduire.
Nos lecteurs en auront la primeur.

Empire Romain An 817 de la Fondation de Rome
Forces Extérieures en Palestine
XXXIII Centurie Romaine de Sécurité
I Manipule

Le Centurion

Objet : Compte-rendu des diligences au Jardin d’Arimathie
Suite à la demande du Procurateur Ponce Pilate

Conformément à vos instructions du Jour de Vénus (NDLR : Vendredi), je me suis rendu aussitôt avec deux légionnaires au Jardin d’Arimathie où fut déposé le corps du supplié Jésus. Je tiens à préciser que ces deux légionnaires font partie de mon manipule [1] depuis près de 20 ans ; ils m’ont suivi de Charybde en Scylla jusqu’en Gaule, et font partie de mon escouade personnelle.

 Transport sur les lieux :

Arrivés au Jardin à 2 heures (heure de Rome) , nous avons reconnu les lieux, assisté à la fermeture du tombeau creusé dans le roc, et mis les scellés sur la pierre servant de porte. Les gardes ont été postés devant ledit tombeau ; ils ont bien compris que la surveillance de ces lieux était d’importance, même si dans la Légion on n’a pas l’habitude de garder des morts.

 Incidents au Jardin :

1/Feria prima ( dimanche), de très bonne heure, au cours de mon enième contrôle , j’ai été surpris de trouver les gardes endormis devant le site à protéger. En colère et estomaqué, n’ayant jamais connu ce genre de situation, j’ai secoué et réveillé les gardes. Ils étaient choqués, tenant des propos incohérents, comme des hommes ivres.
Devant mon insistance à savoir ce qui leur arrivait, ils m’ont relaté que vers la fin de la nuit, Vulcain s’est déchainé : vent violent, vacarme énorme et surtout grande lumière qui les a foudroyés et irradiés.
La grande pierre qui fermait le tombeau était roulée, ce qui m’a le plus intrigué ; et le cadavre avait disparu … Les Gardes jurent leurs plus grands dieux, personne n’est venu kidnapper le corps du crucifié. Je leur fait confiance.

2/ Vers 8 heures du matin (heure de Rome) des membres du Conseil Juif sont venus. J’ignore comment ils savaient le tombeau vide. Après de mielleuses paroles flattant la mission de mes gardes, (on se méfie de nos « collaborateurs »), ils ont tenté de soudoyer mes gens, leur proposant forte somme d’argent pour obtenir leur silence, et surtout leur soi-disant sommeil pendant la nuit.
Devant cette indigne proposition, n’étant pas des ripoux, ils ont refusé l’offre sanhédrine, menaçant même ces dévoyés de poursuite de tentative de corruption. C’est alors que ces éminents membres israélites ont remis la bourse pour les Orphelins de la Légion. J’ai déposé cette somme d’argent au bureau de notre Centurie.

 Conclusion :

Etant personnellement responsable du dispositif au lieu-dit Golgotha, j’ai assisté à la mort des suppliciés et à la descente de croix. Je certifie que le nommé Jésus était bien mort. Plusieurs témoins peuvent confirmer, notamment sa mère puisque stabat mater dolorosa (NDLD non traduit).

Le crucifié n’ayant pas été enlevé par ses prosélytes, force est d’admettre qu’il s’est levé [2] du tombeau de façon vraiment exceptionnelle. Il fallait s’y attendre après ce qu’il avait fait de son vivant ; la libération de Barrabas n’a pas arrangé notre affaire. S’il est vraiment ressuscité, on en entendra parler.


[1petite escouade de la centurie

[2connaissant le grec, le centurion emploie le mot anastasei (lever, ressusciter)


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