Christ notre Pâque, toujours immolé

mercredi 6 mai 2015
par  Bernard LE NEEL
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La nuit de Pâques, le diacre a chanté :
« Qu’éclate dans le ciel la joie des anges,
Qu’éclate de partout la joie du monde … »

Et nous sommes invités à célébrer la fête de Christ, notre Pâque, immolé.

Pâque n’est pas que la résurrection du Christ, c’est aussi sa mort, son sacrifice, sa vie donnée pour notre salut. Et quelle mort ! Ignominieuse, barbare, une immolation, un massacre à petit feu. Dans la mentalité sémite, tout sacrifice était, et est encore, un massacre, une tuerie lente ; de la crucifixion à l’égorgement. Le sang doit couler.
Pâque c’est aussi l’agneau immolé, sacrifice rituel rappelant la sortie d’Égypte ; les Hébreux avaient enduit les montants des portes du sang.
Pour les chrétiens, l’Agneau immolé giclant de sang, signe de la Nouvelle Alliance est aussi nourriture comme sa chair.
Le Livre de l’Exode, 12/8, ne dit-il pas « on en mangera la chair ». L’Institution de l’Eucharistie en est le pascal achèvement.

En ce temps pascal, la Préface avant la consécration à la Messe, ne dit-elle pas « Il est juste et bon de Te glorifier, Seigneur, en tout temps, mais plus encore en ces jours où le Christ notre Pâque a été immolé ».
En ces jours, non seulement en ce temps liturgique, mais en ce temps actuel, en 2015 ; en ces jours où le Christ est toujours immolé (le Larousse définit immoler par massacrer),
Et ne l’est-il pas ?
notamment au Proche-Orient où les chrétiens sont massacrés au seul chef de leur Foi en Jésus-Christ ressuscité, s’unissant ainsi à Sa Passion, à sa Pâque.

Saint Paul nous exhorte à célébrer la fête et l’Église nous incite à « rayonner de cette Joie Pascale » [1]. Mais c’est une joie d’accueil au ciel de ces martyrs, joie toute spirituelle empreinte des ténèbres mais qui ouvre sur une grande Lumière.

Le sang des martyrs, leur don du sang, de leur vie, n’est-il pas semence de Foi, d’Espérance et d’Amour ?


PS :

PS : qualifier ces persécutés de martyrs est symbolique, seule l’Eglise peut les canoniser ; qu’il nous soit permis de recueillir leur témoignage dans la prière et la solidarité.


[1il s’agit certainement de la joie du témoignage : l’amour a vaincu la mort ; il est plus fort que la mort, il est plus fort que tout. Ce n’est pas une joie éphémère … joie que rien ne peut altérer, ni la mort ni la vie, ni la richesse ni la pauvreté, ni quelconque principauté


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