Se battre pour le Latin et le Grec ?

lundi 18 mai 2015
par  Philhélène
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Alors que les débats surgissent ex abrupto dans la sphère politique*sur l’utilité du latin et du grec, reconnaître quelques apports pour notre langue n’est pas superflu. Il faut rendre à César ce qui est à César et à Homère ce qui est à Homère.

Bannir l’étude de ces langues dites mortes, je veux bien, mais quid*de notre orthographe* et de l’étymologie* si précieuse pour comprendre ce qui se cache souvent sous ces racines, grecques ou latines.
Foin de futiles prolégomènes* ! promenons-nous dans notre quotidien* (et pourquoi pas dans notre hebdomadaire ou mensuel ?).

La signalétique de l’hôpital est pleine de ces mots savants qui nous sont familiers : cardiologue, ophtalmologue, gynécologue, pédiatre, pédopsychiatre.***
Toute la vie humaine y est prévue, de la néonatologie* à la thanatopraxie* Reconnaissons que thanatopracteur* se porte mieux que croque-mort.
La jardinerie elle-même s’honore aussi d’ornithologie*.
Dirigeons-nous, pedibus cum jambis, vers le gymnase*, tout en restant habillé. Il n’y a plus de thermes*, mais des spa, tant pis pour les frigo dèmes.

Euréka* j’ai trouvé un mot grec à la télévision : Thalassa* ! Comme il sent bon ce mot de victoire des troupes d’Alexandre. Heureusement la thalassothérapie* nous familiarise avec la mer.
Vae victis, nos soldats en vaillants polémologues* ne se contentent plus du parabellum* mais d’armes sophistiquées*.

Des mots désormais voués aux gémonies* envahissent même nos chambres à coucher. Eros* et thanatos* y font bon ménage : l’art érotique ne se contente pas des mots extase* ou orgasme*, mais emploie directement des mots latins, pour faire plus discret probablement. Je ne risquerai pas un lapsus linguae* à les citer, la décence s’y oppose.
Des mythologies* grecque et latine, ne peut-on pas observer qu’elles sont toujours d’actualité ?
Les anciens se sont posé des questions fondamentales qui demeurent une base de notre civilisation. A défaut d’adopter leurs réponses, accordons leur le mérite de poser des questions.
Dans cette guerre du latin et du grec qu’il faut ou non enseigner, il me plait d’observer les politiques, au nom de la démocratie*, échanger leurs arguments. C’est paradoxal*, ne l’est-il pas ? alors qu’en bons protagonistes* et antagonistes*, ils se livrent à un véritable pugilat* de gladiateurs, dans l’arène* politique : se permettant même des arguments ad hominem. Non sans parfois tomber dans la misogynie *ou la misanthropie*

Heureusement en cathosphère, restant orthodoxes*, nous pouvons toujours célébrer le culte de latrie*envers le Christos, et on ne se lasse pas de le prier en Kyrie eleison.

Après toute cette logorrhée*, j’ai envie de retourner cultiver mon jardin,( en évitant d’employer le nom officiel des plantes) puisqu’il est mon paradis*. Ce n’est absolument pas onirique*, c’est mon carpe diem*, en toute euphorie*.


PS :
  • ces mots renvoient nos décideurs en pédagogie à l’étymologie, ces racines dites mortes.

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