Les nouveaux lectionnaires

samedi 30 mai 2015
par  Serge KERRIEN
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Au premier dimanche de l’Avent, les nouveaux lectionnaires sont entrés en vigueur. Ils adoptent la nouvelle traduction officielle de la Bible de la liturgie.

  • Grand lectionnaire du Dimanche (celui qui est derrière)
  • Petit lectionnaire pour la semaine (celui qui est devant)

 Les principes de traduction

Pour être proclamé en public, un texte doit être clair, posséder un vocabulaire connu par le plus grand nombre des participants aux célébrations. Les phrases ne peuvent pas être trop longues, de construction compliquée. La sonorité doit être agréable et éviter les ambiguïtés à l’audition (par exemple « il a bâti la maison » peut s’entendre « il abattit la maison » ou « je suis la voie, la vérité et la vie » peut s’entendre « je suis la voix, la vérité … » Ces principes ont été appliqués dans les lectionnaires.

 Les équipes de travail

Soixante dix personnes ont travaillé, par équipes, à cette traduction, de 1995 à 2005 : exégètes et littéraires venant des différents pays de la francophonie. Envoyées à Rome les traductions reçurent un certains nombre de remarques et observations. Les dernières décisions romaines, après de nombreux allers-retours entre Rome, les évêques des différentes conférences épiscopales et les équipes de traduction, sont arrivées en avril 2013.

 Des modifications notables

Certains passages que l’on trouvait à la fois dans l’Ancien Testament et dans l’Évangile pouvaient avoir deux traductions différentes. Ainsi, au 4e dimanche de l’Avent de l’année A, on pouvait lire dans la première lecture : « La jeune fille est enceinte et enfantera un fils », et dans l’Évangile : « La vierge concevra et mettra au monde un fils ». Désormais nous entendrons dans les deux lectures : « Voici que la Vierge est enceinte, elle enfantera un fils qu’elle appellera Emmanuel ». L’unité apparaîtra mieux entre l’Ancien et le Nouveau Testament.

Quant au Notre Père, il reçoit une nouvelle formule : « Ne nous soumets pas à la tentation » est remplacé par : « Ne nous laisse pas entrer en tentation ». La nouvelle traduction écarte ainsi l’idée que Dieu lui-même pourrait nous soumettre à la tentation. Fidèle au terme grec, le verbe « entrer » reprend l’idée du combat spirituel que le chrétien mène dans l’épreuve de la tentation. En Jean 2, 18 le texte dit : « Des juifs l’interpellèrent » alors que le mot à mot grec dit : « les juifs ». L’option choisie a l’avantage de faire comprendre qu’il ne s’agit pas de tous les juifs, mais de quelques uns.

Les antiennes des psaumes ont été pour la plupart renouvelées.

D’autres éléments, qui pourraient sembler des détails, comportent des implications exégétiques, dogmatiques et pastorales que chacun apprendra à découvrir.

Chacun pourra constater la qualité du travail accompli.


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