Le deuil au sein d’une famille, surmonté par l’amour

jeudi 1er janvier 2015
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Article publié par La radio du Vatican le 17 juin 2015 [1]

(RV) La mort est une expérience qui touche toute les familles, cela fait partie de la vie. Mais quand elle touche un proche, elle ne nous apparaît pas « naturelle », a expliqué François, dans sa catéchèse sur la famille, lors de l’audience générale, place Saint-Pierre. Et cela d’autant plus quand elle emporte un enfant. « Pour les parents, survivre à ses propres enfants est déchirant, a poursuivi le Pape, cela contredit la nature élémentaire des rapports qui donnent un sens à la famille elle-même ».

Avec « la perte d’un fils ou d’une fille, c’est comme si le temps s’arrêtait, a regretté le Saint-Père, s’ouvre alors un abîme qui engloutit le passé et le futur. C’est une claque aux promesses, aux dons et aux sacrifices d’amour. Toute la famille est paralysée ».

La situation est similaire quand un enfant perd un parent. Que répondre à la question « mais où est Papa ? Où est Maman ? », a questionné le Pape François. « Cette question cache une angoisse dans le cœur de l’enfant resté seul ». Un épisode d’autant plus angoissant « qu’il n’a pas l’expérience suffisante pour donner un nom à ce qui est arrivé ».

Dans ce cas, la mort est « comme un trou noir qui s’ouvre dans la vie des familles et à laquelle nous ne savons donner aucune explication ». Ainsi, le Souverain Pontife « comprend » que l’on s’énerve contre Dieu, que l’on blasphème, qu’on Le tienne pour responsable. Une réaction due « à la douleur », selon François.

S’ajoute encore à cette douleur les « complices » de la mort physique, « pires » que cette dernière, a prévenu le Pape : « la haine, l’envie, la superbe, l’avarice ». Autrement dit, « le péché du monde, qui travaille pour la mort et la rend encore plus douloureuse et injuste ». Il a alors demandé de penser à « la normalité absurde avec laquelle, à certains moments, dans certains lieux, les événements qui ajoutent l’horreur à la mort sont provoqués par la haine et l’indifférence des autres êtres humains ».

Trouver la force de protéger la foi

Face à la mort, la haine ou l’incompréhension ne sont pas les seules réponses. « Beaucoup de familles démontrent que la mort n’a pas le dernier mot, s’est réjoui François, quand la famille en deuil trouve la force de protéger la foi et l’amour qui l’unit, elle empêche la mort de tout emporter. C’est un vrai acte de foi » affirme-t-il. Se référant aux paroles de l’apôtre Paul, le Pontife a expliqué qu’on ne peut enlever à la mort son « aiguillon », mais on peut lui empêcher de nous envenimer la vie.

La situation peut être surmontée d’autant plus quand on sait que le Seigneur a vaincu la mort une foi pour toute. Et se consoler en sachant que nos proches, a rappelé le Pape, « n’ont pas disparu dans le vide. L’espoir nous assure qu’ils sont entre les mains fortes et bonnes de Dieu. L’amour est plus fort que la mort ».

Et au Saint-Père d’insister sur les paroles de l’Évangile, dans lequel Jésus rencontre une veuve enterrant son fils unique. « Et Jésus le rendit à sa mère », a rappelé, plein d’espoir, François, citant ce passage selon saint Luc.

En conclusion de cette catéchèse, François a invité mercredi matin à « accueillir avec un esprit ouvert » son encyclique Laudato sì’, sur la protection de la maison commune, publiée jeudi. Il a expliqué aux fidèles que « notre maison est en train de s’effondrer », et cela « blesse tout le monde, spécialement les pauvres ». Avec ce document, il a donc appelé à « la responsabilité », à respecter la tâche que Dieu nous a confiée : « cultiver et garder » le « jardin » dans lequel Il nous a placés.


Voir le site : Radio Vatican - La voix du Pape et de l’Eglise en dialogue avec le monde

[1ndlr : pour des raisons de pagination interne au site, nous avons mis en date de publication le 1er janvier 2015


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