De la cata à l’anabase pour Tsipras

mercredi 22 juillet 2015
par  Kerprat
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Après être passé sous les fourches caudines de l’Europe et autres créanciers, voilà Tsipras aux prises avec les oppositions intérieures. Une vraie épée de Damoclès sur la tête.

Pour convaincre Damoclès de la fragilité du pouvoir, le roi Denys l’invita à sa table. Quel ne fut pas l’effroi de Damoclès de voir au-dessus de lui une épée suspendue par un crin de cheval…quelle fragilité !
Tsipras doit y penser à ce qui lui pend au nez, enfin sur la tête.

Cata, préfixe grec, qui nous est familier pour décrire ce qui nous tombe sur la tête : catastrophe, cataclysme, et nous autres gaulois avons toujours peur que le ciel- excusez du peu, nous tombe sur la tête.
Les grecs sont nourris de mythologie et d’épopées antiques. Comment ne pas évoquer « l’anabase » de Xénophon ce récit du Ve siècle avant JC que les étudiants durent traduire du grec , quand cette langue faisait partie du programme des Humanités, il n’est pas déplacé de se rappeler cette épopée pour comprendre l’aventure actuelle des dirigeants grecs. D’après cet écrivain grec, les soldats d’Alexandre furent heureux de gravir la montagne, d’où l’expression anabase, remontée, mise en selle, souhaitons à Tsipras une remise en selle, une remontée du fond du trou (des Danaïdes ?).

Saint John Perse a donné un autre sens à l’anabase, suggérant dans sa poésie d’y voir une expédition vers l’intérieur, une élévation de l’esprit. Quand on est immergé, que dis-je quasiment noyé au fond du trou, quel espoir d’élever le débat, en aspirant à de réelles valeurs, fondant la société sur un socle plus humain. Valeur n’est tout de même pas qu’un terme bancaire !
Arrivés au sommet de la montagne, les soldats s’écrièrent « Thalassa », enfin on voit la mer.
La mer n’est-elle pas symbole d’aventure, de liberté ?
Pour s’en sortir , de bas en haut, s’anabaser ! Courage Tsipras


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