Le 15 août, célébrer Marie ?

jeudi 13 août 2015
par  Bernard LE NEEL
popularité : 1%

Comme chaque année, le 15 août est l’occasion en Bretagne de fêter la Vierge Marie, sous ses nombreux vocables. Les bretons sont très attachés à la Mère de Jésus, la Mère de Dieu.

Certains ont pensé que c’était dans les gènes celtes qu’on pouvait trouver quelque tendance à magnifier la mère. Il faut dire qu’on a souvent épilogué sur le matriarcat breton, alors que cela était du à l’absence de père au foyer, parti en mer à la Royale ou à la pêche, voire parti faire la guerre.
On a parfois donné des verges pour se faire fouetter ! ? Ne chantait-t-on pas naguère, et parfois aujourd’hui : « Reine de l’Arvor, en toi nous croyons »  ?

Formule ambiguë, car dans le Credo, on proclame « Je crois » 4 fois : à Dieu le Père, à Jésus-Christ, à l’Esprit-Saint, et en l’Église. ». La Vierge fait partie du Credo, mais citée « Il a pris chair de la Vierge Marie par l’action du Saint-Esprit ». Ce qui n’est pas rien.

C’est une tentation fréquente de réduire la Foi en manifestation pieuse exclusive. Certaines déviations ont été relevées qui ont amené le Magistère à repréciser le dogme.

Les théologiens emploient de savants termes pour préciser notre dévotion : à la Sainte Trinité revient le culte de latrie, c’est-à-dire d’adoration, l’infini respect de sa transcendance, et de sa Miséricorde ;
Le culte des saints, qui nous sont si proches et si populaires, lui est qualifié de dulie. De dignes compagnons, frères ainés dans la Foi.

Quant à la dévotion à Marie, il a bien fallu lui donner un nom spécifique : l’hyperdulie !

Elle a donc une place à part dans le martyrologe. Mais Marie n’est pas Dieu, ni déesse. C’est une créature bien humaine, certes exceptionnelle puisque choisie de toute éternité par Dieu le Père, pour y accueillir le Fils, le mettre au Monde, et confiée par Jésus au pied de la Croix.

Marie se situe dans le plan du salut. Les Pères de l’Église ne s’y sont pas trompés qui, dès les premiers conciles, l’ont qualifiée de Theotokos, Mère de Dieu. Par ce dogme de l’Assomption que nous fêtons ce 15 août, elle échappe au temps terrestre. Marie n’est pas seulement la fille de Nazareth qui a vécu il y a 2 000 ans, elle poursuit aujourd’hui son rôle de mère, institué au Calvaire près de Jean. Première ressuscitée après le Christ, elle siège au Ciel parmi les anges,à Lantic nous célébrerons Notre Dame de la Cour… céleste.

Certains voudraient lui donner le titre de médiatrice, mais les Souverains pontifes ont préféré, conformément à la théologie exprimée par l’Écriture, de la reconnaître comme auxiliatrice, aide de son Fils, notre Sauveur. Comme le dit saint JP II dans l’encyclique Redemptoris Mater : « elle était particulièrement prédisposée à la coopération avec le Christ, médiateur unique du salut de l’humanité ». Et Saint Paul à Timothée : Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme.

En fait, et en résumé, célébrer Marie est tout-à-fait louable, à condition de toujours considérer qu’elle nous conduit au Christ. N’a-t-elle pas dit à Pontmain « mais priez mes enfants, mon Fils se laisse toucher ».
Alors chantons « Soyez Béni Seigneur, en l’honneur de la Vierge Marie », et là où retentira l’Ave maris Stella » (poème du Ve siècle) « iter para tutum, ut videntes Jesum semper collaetemur » Marie, rends sur notre chemin, pour que voyant Jésus, nous nous réjouissions éternellement.


Voir le site : Dimanche dans la ville

Commentaires

Bouton Facebook Bouton Contact image Jésus
image Synode
Bannière denier
Bannière RCF