Vers une Église synodale

De deux choses, l’une … il faut parfois choisir la troisième

mardi 27 octobre 2015
par  Kerprat
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Nos Pères synodaux se sont arrachés les cheveux, autour de la calotte. Quel dilemme !

Les défenseurs de la doctrine, du dogme s’accrochent à l’indissolubilité du mariage, s’appuyant sur les paroles fortes de Jésus. Rien de moins orthodoxe, et de fidélité à la Tradition de l’Église, depositum custodi, ils sont les gardiens du dépôt de la Foi. Dans une époque où le relativisme s’installe partout, félicitons-nous d’avoir de tels prophètes de certitude.

Une autre tendance, soucieuse du salut des fidèles est défendue par les pasteurs du troupeau. Aller vers les périphéries, a demandé le pape François, et les premiers périphériques sont dans le troupeau. Brebis égarées, s’étant peut-être aventurées en dehors du grand chemin ecclésial, elles n’en font pas moins partie du cheptel. L’égarement n’est qu’une modification d’itinéraire. L’année de la Miséricorde va démarrer, et quoi de plus louable que de n’abandonner aucun fidèle en cours de route. Si péché il y a, le Christ est venu pour les pécheurs. Et nous le sommes tous.

Quel dilemme vraiment, une quadrature du cercle ! Heureusement il y a l’Esprit Saint qui souffle où il veut. Et l’école des jésuites connaît ce genre de cas. Ne sont-ils pas experts en casuistique ? ; Cette science de théologie morale a pris un sens péjoratif, alors qu’il s’agit de respect de la conscience des chrétiens qui sont avant tout des personnes.La Grâce chemine dans le cas par cas.

Il y a quelques années, lors d’une confession, un Père jésuite m’exhorta à faire confiance en la miséricorde de Dieu. Il m’assura que la vie chrétienne est avant tout un idéal, un but ultime, et que malgré nos efforts pour nous y conformer, il faut y croire. Un idéal ? donc quelque chose d’inatteignable par nos propres forces. « Oui j’irai vers mon Père » dit l’enfant prodigue, les employés de sa ferme ont quelque chose à manger. Le Père dont le nom est amour n’abandonne pas ses enfants.

Ayons confiance en la force de l’Esprit, le Consolateur, l’Avocat .
De deux choses l’une, Il va choisir la troisième :
Maintenir la force du dogme, l’idéal, le socle, bien accroché, mais unique étoile dans le ciel, une Stella maris qui guide ceux qui naviguent sur la mer déchainée. Ce n’est pas négociable.
Et en même temps, grande confiance en ce Dieu Miséricordieux qui ne juge pas, ni ne condamne selon les canons, même s’ils sont droits.

C’est un challenge que le pape va proposer in fine, maintenir la direction, le cap, tout en permettant aux pasteurs, aux évêques en proie aux contingences locales, de faire preuve d’attentions et d’écoute des vicissitudes de leurs ouailles, c’est le rappel au discernement.
Les verts pâturages différent selon les régions, les moutons de Sein, du Mont Saint-Michel, d’Australie ou de Nouvelle Zélande ne se développent pas de la même façon.

Enfin ce qu’en dis … n’est que réflexion pour la prière.
Veni Sancte Spiritus.


Voir le site : Synode : un rapport final sous le signe du discernement et de la tendresse

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