Homélie de Mgr Moutel du dimanche 9 janvier

Pour le Dimanche du Baptême du Seigneur
mardi 18 janvier 2011
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Par l’Evangile, nous sommes mis en présence de Jésus et les choses commencent par le récit de son baptême par Jean. Ce récit est important pour nous, au moment d’envisager la constitution d’une nouvelle paroisse. En effet, nous sommes appelés dans le diocèse, dans les paroisses à vivre du Christ. On ne peut pas annoncer le Christ sans vivre d’abord avec lui et pour lui. C’est pourquoi celle figure du baptême de Jésus est importante. Car ce n’est pas pour nous qu’il reçoit le baptême de Jean, mais c’est pour nous … pour nous indiquer un chemin.

Nous avons entendu et nous nous rappelons des images fortes :

  • Jésus sort de l’eau
  • Les cieux s’ouvrirent pour que vienne l’Esprit de Dieu
  • Et une voix dit « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; en lui j’ai mis tout mon amour.

Comme nous pensons à vous, les enfants et nous sommes heureux parce que vous choisissez de marcher à la suite de Jésus.

Jésus sort de l’eau.

Oui vous sortez de l’eau, comme chacun de nous, parce que, avec le Christ, nous passons de la mort à la vie … Comme nous le disons aussi, nous sortons la tête de l’eau pour respirer, pour goûter la Vie. Car l’eau traversée par Jésus évoque les épreuves et les tempêtes, nos peurs et nos fragilités. Il sort et il nous fait sortir … de la tristesse, de la solitude et du péché. Jésus sort … il sort du tombeau, il s’est levé d’entre les morts.

La paroisse, l’Eglise, nous font sortir … sortir de chez soi pour s’assembler, sortir pour visiter et prendre soin, sortir de la tristesse ou de la peur pour témoigner de l’espérance qui nous habite. Sortir de nos tribus toujours particulières pour vivre aussi au diapason de la grande Eglise, de l’Eglise universelle.

Les cieux s’ouvrirent …
Aujourd’hui, dans une époque où l’on ne se réfère pas beaucoup à Dieu on a l’impression que le ciel s’est fermé, que Dieu serait inaccessible ou définitivement chassé du paysage par les hommes. Mais non ! …
L’amour de Dieu trois fois saint n’est pas enfermé dans le ciel. Dieu que personne n’a jamais vu s’est manifesté, Il n’est pas seulement au-dessus de nous il est avec nous et il est pour nous. « Pour nous les hommes et pour notre salut, il descendit du ciel ».
Dans la paroisse, nous sommes appelés à annoncer le Christ, annoncer que le ciel de Dieu n’est pas fermé, mais qu’il est ouvert aujourd’hui, demain et toujours, pour une vie qui est devant
« Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; en lui j’ai mis tout mon amour. »

En regardant Jésus, le Fils bien-aimé, c’est chacun de nous que le Père regarde.
Quelle joie d’apprendre que nous sommes aimés de Dieu et que nous sommes faits pour aimer nos frères. Alors s’ouvre un chemin pour :

  • devenir ce que nous sommes … des jeunes, des hommes, des femmes, des enfants, pas meilleurs que les autres, mais qui croient qu’ils sont aimés de Dieu.
  • comprendre ce qui fait des fils et ce qui n’en fait pas
  • apprendre ce qui construit l’homme et ce qui le défigure.

Dans la paroisse nous sommes appelés frères et soeurs. En nous accueillant les aux autres dans nos tempéraments, en avec les prêtres et diacres, nous faisons vie de famille. Puisque nous sommes faits à vivre des relations de fils et filles de Dieu, de uns les autres, en nous frottant parfois les uns vivant une juste répartition des responsabilités, l’apprentissage d’une véritable fraternité, d’une pour cela, autant commencer tout de suite.

Ne pas oublier le Saint Esprit de Dieu, puisque c’est pour qu’il soit donné que le ciel s’était ouvert. Hier, j’ai donné le sacrement de la confirmation à une dame de 83 ans à Ploufragan : c’est sa petite fille qui lui avait fait comprendre que le sacrement qu’elle avait reçu était aussi pour elle. Cela peut peut-être nous donner des idées.

Viens, Esprit Saint sur nos communautés chrétiennes, viens nous rassembler.

  • Toi qui réchauffes ce qui s’est refroidi.
  • Toi qui assouplis ce qui est raide
  • Toi qui remets en mouvement ce qui s’est arrêté en nous, ce qui est paralysé, ankylosé,
  • Toi qui rends droit ce qui est tordu
  • Toi qui unifies ce qui est divisé,
  • Toi qui rassembles ceux qui sont dispersés.

« Tu es mon Fils bien-aimé ». C’est à chacun d’entendre vraiment cette promesse et de donner sa réponse. Nous y pensons maintenant en nous rappelant notre baptême : « En toi, j’ai mis tout mon amour »

Mgr Denis Moutel
Evêque de Saint-Brieuc et Tréguier


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