Du Feu de Dieu

lundi 1er février 2016
par  Bernard LE NEEL
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2 février, fête de la Lumière qui éclaire les Nations

Comme il fait bon, par hiver rude, de se tenir au coin du feu ! Le feu qui est chaleur et lumière.
Ne désigne-t-on pas nos maisons, comme foyers, car ils rayonnent la chaleur familiale, l’intimité et le bonheur ? Pas étonnant qu’un des plus vieux mythes soit celui de Prométhée qui apprit aux hommes l’usage du feu sur la terre !

Que de progrès apportés à l’humanité par l’usage du feu ; depuis le travail des métaux à la vapeur, énergie appréciée au XIXe siècle !

Le feu est synonyme d’enthousiasme, que l’on soit tout feu tout flamme, enflammé, bien motivés, sans craindre que ce ne soit qu’un feu de paille.
Le Feu lumière, quel bien-être et quelle sécurité ! Les ténèbres ont toujours angoissé les hommes, car elles portaient l’insécurité, les forces du mal. Tandis que la lumière permet d’assurer le pied sur le chemin, et guide le marin rentrant de nuit au port.
Les solstices étaient vénérés par les Anciens, ils sont devenus des étapes chrétiennes.
Au solstice d’hiver, notre Noël, « la vie était la lumière des hommes, et la lumière luit dans les ténèbres » (Jean 1/3)
Au solstice d’été, Jean vint « pour témoigner, il n’était pas la lumière » ; mais il la précédait. Le feu de la Saint Jean nous le rappelle.

2 février, alors que Joseph et Marie, respectant la tradition mosaïque, présentent l’enfant de 40 jours au Temple, le vieillard Siméon voit en ce nourrisson la « Lumière qui éclaire les Nations ». Se doutait-il que ce bambin viendrait pour « jeter un feu sur la Terre, et voudrait qu’il soit déjà allumé ? » .
Le Feu de Jésus est le feu de l’Esprit qui fait dire à Siméon inspiré qu’ « Il est la gloire de Son peuple et la lumière des nations ».(Préface du 2 février).

Siméon et Anne en accueillant au Temple le Fils de Dieu, font la jonction entre l’Ancienne et la Nouvelle Alliances. « Le feu est inhabituel dans la Nature, il nous signale une présence humaine ou divine… le feu est lié à la sainteté de Dieu… il ne consume pas le buisson lorsque Moïse se voit confier la mission libératrice… le feu est purificateur, il détruit ce qui est impur »

Dans le Nouveau Testament, « le feu est fréquemment associé à la force de l’Esprit-Saint… à la chaleur des Compagnons d’Emmaüs - leur cœur n’était-il pas brûlant… ? (le nouveau Theo page 231).

Et en ce jour où nous célébrons la grâce de la vie consacrée, ces témoins qui anticipent les préceptes du Royaume, rappelons que pour les mystiques, l’amour divin, la charité est un feu dévorant.

Ce mois de février va nous faire entrer en Carême ; les cendres du Mercredi nous rappelleront que l’Esprit, par le feu de l’amour divin, va purifier nos cœurs, et allumer le feu qui illuminera la nuit de Pâques.


Voir le site : L’Appel, Dieu & moi

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