Et vous, qu’en pensez-vous ?

lundi 1er février 2016
par  Jean HAMON (Abbé)
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C’est la question qui nous est posée chaque soir, lors des informations, pour solliciter notre point de vue sur tel ou tel événement. A l’occasion de ces deux temps forts que nous sommes invités à gérer, un synode diocésain et une année de la miséricorde, il n’est peut-être pas superflu de chercher à personnaliser notre propre réponse, concernant ces deux réalités que voudrait nous faire vivre intensément, notre Église diocésaine.

La période du carême, dans laquelle nous entrons dès le mercredi 10 février, peut d’ailleurs nous fournir quelques éléments intéressants pour nous aider, dans notre recherche exigeante de chrétiens. Loin de nous disperser inutilement, il me semble que cette période de 40 jours, si nous la prenons au sérieux, devrait nous permettre d’approfondir le sens de ces deux orientations essentielles. Il s’agit bien de découvrir, pour s’en enrichir, ce qu’est la vie d’un chrétien, bien ancré dans ce monde et bien motivé pour y témoigner de son espérance.
Cette démarche est indispensable. Nous sommes à tout moment, dans l’aventure mouvementée de notre monde, bousculés, éprouvés et interpellés sur le sens que nous souhaitons donner à nos vies, comme amis et disciples de Jésus. Notre seule référence, c’est Lui, encore faut-il accepter de mieux Le connaître. Acceptons alors, avec humour et conviction, d’exprimer notre originalité de baptisés. Pourquoi ne pas rectifier le slogan à la mode par cet autre : « Je suis… chrétien ! ».

Goûtons vraiment la joie et la liberté que nous propose l’Esprit-Saint. Que ce temps du carême serve à raviver notre existence de baptisés. Ceci suppose de notre part un engagement personnel mais aussi l’acceptation d’un soutien fraternel ; c’est le sens de ces équipes de partage que notre évêque nous demande de former et de retrouver.
Nous pourrons aussi, bien sûr, grâce à ce mouvement ecclésial de conversion, retrouver avec bonheur les liens intimes du Dieu de Miséricorde envers nous, humains. Ceci conditionne l’essentiel de notre relation filiale avec Lui. Nous pouvons réellement croire que notre Dieu est capable de nous rejoindre, pour nous aimer personnellement, non pas, malgré nos pauvretés, mais jusqu’au plus profond de notre misère. Ceci aussi, il faut le reconnaître vraiment. Cette expérience est la condition essentielle pour qu’à notre tour, nous acceptions, encore et toujours, d’être, à la suite de Jésus, pour nos frères proches ou lointains, des relayeurs, heureux de cette Bonne Nouvelle qui fonde notre espérance. « Il faut misère pour avoir cœur » affirmait un amoureux de Dieu. Et vous, qu’en pensez-vous ?


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