2 février Chandeleur : le bonhomme Siméon a porté la Lumière

vendredi 31 janvier 2014
par  Bernard LE NEEL
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Lors de la présentation de Jésus au Temple, la Sainte Famille fut accueillie par Siméon. C’était, dit saint Luc, un homme juste et pieux, pas un clerc, pas un employé du Temple, un simple laïc.

Et que faisait-il au Temple ce jour-là ? comme d’habitude, il priait … attendant la consolation d’Israël : la venue du Messie.

« Poussé par l’Esprit », voilà qu’il témoigne (Nunc dimittis chanté naguère aux Complies) qu’il prophétise : mes yeux ont vu le salut, il faut le faire, voir le salut promis à travers un nourrisson posé dans ses bras. L’événement tant annoncé par les prophètes, en cet instant … dans les mains d’un vieillard !

Et quel salut ? Le Messie-Sauveur, non pas réservé au peuple élu, avec qui Dieu fit pourtant une Alliance sélective, mais pour tous les peuples, lumière pour éclairer les nations. Ouverture au monde , bien avant Saint Paul, quelle vision prophétique !

Siméon, cher bonhomme, te voilà promu le premier homme ( Jean-Baptiste était en gestation ) à être saisi par la Bonne Nouvelle, porteur de la Flamme, plusieurs dizaines d’années avant l’Evangile proclamé par Jésus et diffusé par les apôtres. Siméon dont on dit qu’en hébreux cela signifie, qui entend , tu as entendu l’Esprit qui demandait de tout temps « Ecoute Israël ».

Même « le père et la mère sont dans l’étonnement de ce qu’ils entendent dire de leur fils » de deux mois ! dit Saint Luc.

Clairvoyance divine, divinatoire, coup d’éclat de l’Esprit.

Lumière révélée aux Nations, Lumière, né de la Lumière, proclamons nous dans le Credo. Nous rappelant ce que Jésus a dit « Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie  ».

Saint Augustin nous explique : Jésus est la lumière du monde, non pas une lumière matérielle, mais la lumière incréée qui est Dieu : il est aussi source de vie ; et comme, en Dieu, la lumière et la vie se trouvent réunies, nous en jouirons au ciel pendant l’éternité.

Quelles que soient les circonstances historiques qui ont poussé les papes du IV au VIIe siècle a christianiser des fêtes païennes et beaucoup d’anciens cultes, à Rome par exemple il existait une fête de chandeleur honorant Pluton et autres dieux en de bruyantes manifestations, l’amburbale, chez nos ancêtres celtes également on célébrait Brigid, déesse du feu du soleil et de la lumière),

honorons ce 2 février qui est la fête de la lumière.

Nos frères d’Orient nous ont précédé avec le faste oriental habituel dans ce culte au Christ, Lumière des nations et leur liturgie est riche des cantiques à Siméon ;

Comme ce Kondakion 6 extrait de l’acathiste de Siméon dans la Liturgie orientale :

Un noble Vieillard porte comme un enfant dans ses bras, Celui qui jadis avait gravé les Tables de la Loi ; il nous révèle une loi plus Sainte : « L’Evangile ». Voici que l’ombre a disparu cédant la place à la vérité lumineuse de la grâce qui survient. L’Ancien des jours se montre comme un nouveau-né ; l’auteur de la Loi, pour accomplir sa propre loi est amené au Temple conformément à la loi. Saint Siméon voit s’accomplir sous ses yeux la Promesse Divine et s’écrie dans la joie : Alléluia !

Christ est Lumière, Il l’a dit, lumière qui permet

  • de voir les signes de Dieu
  • de se repérer dans cette vie terrestre
  • de rencontrer les autres, comme la photosynthèse qui fait surgir la vie.

A-t-on jamais envisagé de vivre dans le noir absolu, les ténèbres ? quel cauchemar !

Alors que nos cierges et nos lumignons soient signes de cette flamme intérieure qui nous éclaire, nous réchauffe, nous dynamise :

Le Seigneur est ma lumière et mon salut, devant qui tremblerais-je  ?


Voir le site : Chandeleur

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