« La Pastorale des migrants est une terre qui appelle l’Evangile »

lundi 29 février 2016
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Jean-Marie Le Troquer a été responsable de la Pastorale des migrants pour le diocèse pendant dix ans. Il passe la main à Yves Piron.
« Le cœur de la Pastorale des migrants réside dans la capacité de compassion envers ceux qui sont dans la plus grande des précarités. Sur le terrain, il s’agit de faire face à d’immenses besoins, à des hommes et des femmes dépouillés de tout. »

Par leur dénuement, les migrants nous donnent la possibilité d’accueillir Dieu au milieu de nous. Tout l’imprévu qu’ils nous apportent par leur venue est à vivre comme une grâce. Ils nous offrent l’occasion d’une rencontre avec Dieu aujourd’hui, le Dieu que Jésus nous a fait connaître à travers l’Evangile. Si l’on ne porte pas cela au cœur, on ne fait que de l’humanitaire.
« Je suis allé le plus souvent possible à la permanence de l’Asti (rue Gustave-Eiffel, à Saint-Brieuc), là où arrivent des familles, des mamans seules avec enfants, des hommes seuls. J’y ai senti la détresse de ces réfugiés. J’y ai vu aussi l’extraordinaire disponibilité des bénévoles pour les accueillir, même tard le soir, leur trouver un logement, les aider dans leur vie quotidienne, les accompagner dans leurs démarches administratives. Ces lieux-là sont des terres qui appellent l’Évangile. Ces bénévoles, dont certains ne sont pas chrétiens, sont, par leur attitude, tout près de ce que le Christ nous demande de vivre. »

L’oreille attentive et la main tendue

A 64 ans, Yves Piron vient d’être nommé délégué épiscopal pour la Pastorale des migrants, en remplacement de l’abbé Jean-Marie Le Troquer.
« Je ne connaissais pas bien les migrants, sauf pour en avoir côtoyé en prison lors d’une précédente mission. » La commune où j’habitais était proche de l’aéroport de Roissy. Cela m’avait déjà mis en contact avec une population cosmopolite.

Dans la lettre de mission qu’il m’a adressée, Mgr Moutel me demande d’éveiller les communautés chrétiennes à l’accueil de l’étranger sur leur territoire et de collaborer avec les associations non chrétiennes. Bien sûr, la Pastorale des migrants travaille étroitement avec le Secours catholique, mais c’est une chance de pouvoir aussi collaborer avec des associations non confessionnelles comme l’Asti, Coallia (déléguée par la préfecture pour accueillir officiellement les migrants et leur trouver un logement) ou la Cimade.
« Quand j’ai commencé ma précédente mission d’aumônier auprès des personnes détenues, l’évêque de Meaux m’a dit : « Sois l’oreille attentive et la main tendue. » Je vais continuer dans cette voie auprès des migrants.
« J’aimerais inciter les gens à l’esprit d’accueil et de fraternité envers ceux qui viennent d’ailleurs, au niveau d’une HLM, par exemple. Sans sous-estimer les difficultés de la cohabitation entre plusieurs cultures, j’aimerais inviter les chrétiens à dire aux migrants qu’ils sont aimés. A chaque fois que l’on accueille l’étranger comme un frère, Jésus marque un point ! »

Articles extraits du dossier consacré à la Pastorale des migrants dans la revue Eglise en Côtes d’Armor, en janvier 2016.

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