Un Jubilé pour retrouver le chemin du pardon

lundi 29 février 2016
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Jusqu’au 20 novembre 2016, l’Eglise catholique célèbre une Année sainte extraordinaire. Le Jubilé de la Miséricorde a débuté le 8 décembre 2015 par l’ouverture de la Porte Sainte à la Basilique St Pierre de Rome et se terminera par la solennité du Christ Roi.

Consolation, pardon, espérance. Trois mots qui définissent la miséricorde. C’est ce regard d’amour posé sur les autres, avec patience et tendresse, un regard qui conduit au pardon et ouvre à l’espérance. La préparation pénitentielle de l’Eucharistie nous le rappelle et nous invite à une attitude de contemplation du Christ qui nous apprend la miséricorde du Père. La miséricorde n’est pas d’abord un concept mais une contemplation.

 Une conversion du regard et du cœur

Le pape François propose un parcours à travers l’Écriture. Dieu s’y révèle comme Dieu de miséricorde, de tendresse et de pitié. Partant de l’Ancien Testament, passant par les psaumes, nous arrivons au Nouveau Testament où Jésus se révèle, dans son agir et dans les paraboles de miséricorde, comme le visage miséricordieux du Père.
La miséricorde est à la fois un agir pastoral et une attitude renouvelée, une mission de l’Église par la parole donnée et par les gestes posés, une conversion du regard et du cœur. Cette contemplation et cette vie renouvelée nécessitent des moyens. Enfin, le pape invite à placer cette Année de la Miséricorde sous le regard de tendresse de la Vierge Marie.
Il ne s’agit pas de tout faire, mais de penser, dans chaque paroisse, quelques œuvres de miséricorde et un axe concret. On pourra faire le lien avec la démarche synodale qui nous invite à la conversion !
Avant tout, il est indispensable de prendre le temps de l’intériorité, de la prière et de la contemplation pour se mettre en condition de vivre la miséricorde.

 Pourquoi une année consacrée à la Miséricorde ?

Le Saint-Père est un observateur attentif de la vie du monde. Il s’est plusieurs fois insurgé contre la dictature de l’argent, le mépris dont les pauvres sont l’objet, l’indifférence face aux drames provoqués par les guerres ou la famine, la violence organisée ou la corruption.
Face à ces dérives de notre société, l’Église possède un trésor que le Christ lui a laissé : la miséricorde qui seule peut provoquer la conversion des cœurs. Par l’Église, signe crédible de sa miséricorde, Dieu tend la main aux hommes pour les aider à pardonner, à prendre soin des plus pauvres, à aimer davantage. Une année consacrée à la miséricorde est une manière forte d’annoncer le salut.


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