L’Evangile du dimanche 6 mars 2016

par  Sr Marie-Thérèse GUEHO
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Quatrième dimanche de carême – I Co 5, 17-21 ; Lc 15, 11-32.
Des auditeurs de Jésus sont scandalisés de le voir accueillir les pécheurs et partager leur repas. Alors Jésus explique son attitude par une histoire, une parabole dont nous pouvons être tour à tour chacun des personnages. Est-ce que je me reconnais dans l’attitude du fils ? Il quitte la maison, dilapide ses biens, sombre dans la misère, mais il ne désespère jamais de son père, il a l’audace de revenir vers lui, même si ce n’est pas avec des intentions très pures. Ce retour le sauve et lui ouvre un nouveau chemin. Est-ce que je me reconnais dans l’attitude du père ? Pris de pitié, ouvert à la miséricorde, laissant déborder sa joie au retour du fils ? Est-ce que je me reconnais dans l’attitude du fils aîné ? Lui le fidèle, qui clame son bon droit haut et fort, mais qui ne prononce jamais le mot frère, ni le mot père, qui pour le moment, ne peut comprendre leur choix. Invité à se joindre à la fête, que va-t-il finalement décider ? Un retour est toujours possible. Le croyons-nous ? « Laissez-vous réconcilier par Dieu », rappelle Paul. Que Dieu nous accorde cette grâce puisque Lui est miséricorde.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 15,1-3.11-32.

En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter.
Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! »
Alors Jésus leur dit cette parabole :
« Un homme avait deux fils.
Le plus jeune dit à son père : “Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.” Et le père leur partagea ses biens.
Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre.
Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin.
Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs.
Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien.
Alors il rentra en lui-même et se dit : “Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim !
Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.
Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.”
Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers.
Le fils lui dit : “Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.”
Mais le père dit à ses serviteurs : “Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds,
allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons,
car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.” Et ils commencèrent à festoyer.
Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses.
Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait.
Celui-ci répondit : “Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.”
Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier.
Mais il répliqua à son père : “Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis.
Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !”
Le père répondit : “Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi.
Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !” »

Podcast de RCF 22 Côtes d’Armor : l’Évangile du dimanche est lu et commenté tous les vendredis à 11h00 et 19h30 autour de la table par Anne Motte et l’abbé Loïc Le Quellec.


Voir le site : Dimanche dans la ville

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