L’aujourd’hui de notre défi en Paroisse ?

jeudi 27 janvier 2011
par  Jean MABUNDI (Abbé)
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Il y a près de 14 ans, le diocèse de St-Brieuc et Tréguier regardait son avenir en face et procédait à un aménagement pastoral important.

De 416 paroisses, 70 paroisses nouvelles ont canoniquement été créées. Depuis, les transformations se sont poursuivies et pourraient encore se poursuivre …

Aujourd’hui, avec l’unification en cours de Plérin et Pordic, notre diocèse comptera, en 2011, soixante paroisses.

Désormais, la question n’est plus « quelle paroisse pour demain ? », mais plutôt « comment vivre autrement en paroisse ? » Ce n’est pas une question nouvelle, mais elle exige des réponses toujours nouvelles.
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Les nouvelles paroisses sont en général des territoires qui s’agrandissent, c’est-à-dire des regroupements à partir des anciennes paroisses qui deviennent, du fait de la perte de leur statut canonique de paroisse, des relais paroissiaux (expression en usage dans notre diocèse).

Qu’il s’agisse de la toute nouvelle paroisse de Plérin/Pordic ou de l’ancienne nouvelle paroisse d’Etables-sur-Mer, ou de toute autre paroisse de notre diocèse, nous n’échappons pas à la question : comment vivent les anciennes paroisses au sein d’une paroisse nouvelle ?

Une grande variété de réponses !

Parmi les constantes et indéniables, il y a d’abord le statut, l’identité : chaque paroisse reçoit son acte de naissance et se voit délivrer sa carte d’identité.

Chaque paroisse a donc un nom.

Ensuite, chaque paroisse, c’est aussi une gouvernance qui pense désormais l’ensemble. Une paroisse, c’est aussi une caisse commune.

Nous ne citerons pas tout !

Dans l’idéal, la vie et la dynamique paroissiales devraient être une vraie conjonction des apports des relais paroissiaux. Nous avons dit : « dans l’idéal ». Dans la réalité, il se vit certes des expériences fortes de rencontres, d’échanges et de célébrations, mais il se pose aussi des questions auxquelles nous n’osons jamais répondre courageusement. Quelle est notre capacité d’adaptation et d’adoption pour nous sentir chez nous sur tout le territoire de la nouvelle paroisse ?

Comment, nous chrétiens, au-delà de nos différences et de nos situations, nous accueillons nous ?

Tous les relais ont-ils les mêmes ressources ? Nous ne parlons pas ici des finances – déjà mises en commun. Nous parlons des femmes et des hommes de nos milieux impliqués dans la vie paroissiale, de leur spontanéité à servir ou à mettre en œuvre leurs talents et leurs passions… Nous parlons des espaces, de l’environnement, des usages, des impacts, des représentations, des symboles et des sensibilités…

C’est notre responsabilité commune de franchir le tabou des mécanismes classiques, propres aux clochers qui ont vécu, pour aller vers des fonctionnements intermédiaires, en provoquant la positivité, la créativité et l’inventivité du « Vivre ensemble ».

Je plaide pour une paroisse solidaire, celle qui se préoccupe aussi des paroissiens de demain, en dehors des questions éternelles de nos « chez nous ». Notre vigilance première, c’est de marquer visiblement la différence avec certaines habitudes.

C’est un défi ! Un des grands défi de la Foi et de l’Eglise aujourd’hui.


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