Lumière au coeur du monde !

jeudi 27 janvier 2011
par  Marie-Aimée ROUAUX
popularité : 2%

«  … Mes yeux ont vu ton Salut que tu as préparé à la face
de tous les peuples, Lumière pour la Révélation aux Nations… »

Les crêpes de la Chandeleur

Nous connaissons les « crêpes de la Chandeleur » que nous faisons « sauter » traditionnellement ce jour où nous célébrons la fête de la Lumière, le mot
« chandeleur » étant, comme son nom l’indique, en rapport avec chandelle, chandelier, donc avec lumière.

La fête de la Lumière

La fête de la Chandeleur rappelle, en Eglise, le récit de l’évangéliste Luc concernant la montée au temple de Jérusalem, de Jésus et de ses parents, lors de la Purification de Marie, 40 jours après la naissance de son fils, selon la Loi de Moïse (Lv 12), et la Présentation de Jésus au Seigneur (Lc 2).
Elle est la fête de la Lumière, car L’Enfant Jésus est alors reconnu prophétiquement, par deux témoins privilégiés, comme le Messie du Seigneur, annoncé par les prophètes, attendu par le peuple, Lumière pour éclairer les Nations.

Du récit de l’Evangile selon Luc, au chapitre 2, versets 21 à 39, que nous lirons en ce 2 février, nous retiendrons, au delà de l’obéissance à une prescription de la Torah, la rencontre de l’Enfant Jésus et de ses parents, avec Syméon, « homme juste et pieux », et avec la prophétesse Anne, tous deux éclairés par l’Esprit.

L’Esprit fait dire à Syméon : « Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole, car mes yeux ont vu le Salut que tu préparais à la face de tous les peuples, Lumière pour la Révélation aux nations  » (Lc 2, 29-32).

Dans ces quelques lignes du « Cantique de Syméon », l’ Evènement qui porte à la fois le nom de Salut, de Lumière, de Révélation, c’est Jésus Lui-même, dont le nom hébreu, Yeshoua, signifie Salut.
Syméon a vu de ses yeux Celui qui est Révélation et Salut, non seulement pour Israël, mais pour les hommes du monde entier. Syméon a tenu dans ses bras Celui qui est Lumière, Celui qui dira, un jour, cette Parole inouïe rapportée par l’évangéliste Jean :

«  Je Suis la Lumière du monde  » ! (Jn 8,12)

L’un des mots-clés de l’Evangile selon Jean est bien celui de Lumière, lumière souvent opposée à la nuit ou aux ténèbres.

Lumière et ténèbres

Toute la symbolique de la lumière et des ténèbres traverse les Ecrits de la Première Alliance comme ceux du Nouveau Testament. Dès le début de la Bible, lumière et ténèbres sont en présence, mais ils ne sont pas confondus : « Dieu sépara la lumière de la ténèbre » (Gn 1,4-5).

Tandis que la lumière est synonyme de vie, de bonheur, de salut, de présence divine, les ténèbres sont synonymes de malheur, d’oppression, de mort, d’absence de Dieu.

Jésus, qui est vie et lumière, bonheur et salut pour les hommes, devra affronter dans son humanité, les ténèbres de l’hostilité, de la trahison, de la souffrance, et jusqu’à la mort.

Dans le récit de la Présentation de Jésus au Temple, Syméon prophétise que Marie, la Mère de l’enfant, celui là même qu’il reconnaît comme le Messie, devra souffrir des souffrances de son fils : « Toi-même, lui dit-il, un glaive te transpercera l’âme ! » (Lc 2,35).
Présentation de Jésus au temple, Andrea Mantegna, 1465

Dieu a imposé une limite au mal absolu des ténèbres
Jésus, le Christ, s’est révélé cette Lumière « que les ténèbres n’ont pas saisie
 » (Jn 1). C’est pourquoi nous pouvons célébrer la lumière, comme dans la nuit de Pâques, et allumer nos cierges : Revêtus de la Lumière du Seigneur nous avons cette mission d’être lumière au cœur des nuits du monde, selon la parole du Prophète Isaïe :

« Tiens toi debout et deviens Lumière !  » (Is 60,1)

Commentaires

Bouton Facebook Bouton Contact image Jésus
Bannière denier
Bannière RCF