Revenez …

vendredi 1er avril 2016
par  Yves CORBEL (Abbé)
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« Il fut un temps où j’étais fervent. Le Christ entrait chez moi en ami. Peu à peu ses visites m’ont gêné. Il traversait inévitablement mon domaine le plus personnel. Il me demandait des explications que j’écartais évasivement, prétextant mon manque de temps. Parfois il est revenu frapper à la porte, je me cachais. Chaque fois cela m’a rendu malade. Au fond je voudrais bien… Comme au temps des ferveurs premières. » (extraits de Visages de Lumière du Père Gillet)

Peu à peu, nous avons perdu le chemin de l’église le dimanche. Certes, on n’est pas contre, mais pour des raisons diverses on manque à l’assemblée dominicale : négligence, ennui à la messe, mauvais témoignages de prêtres ou de laïcs chrétiens, surcroît de travail le dimanche matin quand mari et femme sont salariés.

Il faut dire aussi que le milieu n’est pas très porteur quand, dans le village, personne ou presque ne pratique. Et puis, il y a le doute. Avec la télé et les médias, nous voyons les diverses religions du monde. Qui dit vrai ? Nous ne sommes plus en Chrétienté.
Peut-être à certains moments, avons-nous senti le besoin de revenir, à la suite, par exemple, d’un évènement qui nous a secoué et fait réfléchir. Peut-être même, après un échange lors d’une rencontre de l’équipe du synode.

Certes, il faut du courage et de la volonté pour revenir à la pratique du dimanche. Si Jésus et l’Église nous invitent avec tant d’insistance à la rencontre dominicale, c’est tout simplement pour notre vrai bonheur.
Dans la parabole de l’enfant qui avait quitté la maison paternelle pour être libre et faire sa vie, Jésus nous apprend que le retour est plein de bonheur.

Après avoir fait la fête, le fils a dépensé toute sa part d’héritage. C’est la ruine, la solitude, la faim, la misère.

C’est alors qu’il se souvient du bon temps à la maison, près de son père qui le chérissait. Il décide de revenir.

Sur le chemin du retour, le fiston n’est pas fier. Il appréhende la rencontre avec son père. Mais quelle n’est pas sa stupéfaction, le père, qui ne l’a jamais oublié, l’accueille, non les poings levés, mais les bras grands ouverts. Il est au comble de la joie.

C’est cela Dieu. C’est cela la miséricorde.

Dieu nous attend toujours, comme un vrai Père.

Revenez


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