Afflux d’étrangers et islamisation : Qu’est-ce qu’on risque ?

lundi 23 mai 2016
par  Kerprat
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Devant l’afflux des émigrés, l’accueil qui leur est fait et leur présence, beaucoup de compatriotes craignent d’être envahis, et de voir disparaître notre identité.
Certaines conditions d’accueil laissent penser qu’on inverse l’intégration : qui doit s’adapter ? l’hôte accueillant ou l’accueilli ?

Comme en toute chose, il faut distinguer : seule attitude nécessaire pour éviter l’amalgame. Autre est une intégration de populations étrangères, autre une invasion déstabilisante.
Quel est le risque ? si risque il y a.

Accueillir un émigré, obligé de quitter son pays pour assurer sa survie, quoi de plus naturel ?
Accueillir, c’est lui donner un logement, une aide de survie, des papiers pour vivre normalement, l’éducation pour les enfants, le droit à la santé, et à terme un travail qui lui redonnera moyens de vivre et dignité, respectant le vivre-ensemble, dont la laïcité. En somme assurer sa vie dans le pays d’accueil.

La crainte des citoyens autochtones est de voir la société changer par cette arrivée d’étrangers. L’étranger fait toujours un peu peur, car il n’a pas les mêmes codes de vie quotidienne : religion, habitudes alimentaires, vestimentaires etc…
Pour s’intégrer harmonieusement, c’est lui qui doit s’adapter à son nouveau pays. Apprendre la langue, se vêtir comme les autres, respecter les us et coutumes, voire les valeurs reconnues, se fondre dans la société. C’est le seul moyen d’éviter le ghetto, qui nourrit le communautarisme.
Il est possible de s’adapter, tout en conservant des racines vivantes. Les bretons de Paris l’ont toujours admis, gardant des temps de fêtes celtiques. Dans notre département, une forte colonie portugaise vit sans problème ; ce qui ne les empêche pas de célébrer ND de Fatima avec les us et folklore qui l’accompagnent.
L’hospitalité envers les migrants requiert un respect de leur identité originelle, culturelle et spirituelle, tout en leur prouvant qu’il est possible de vivre autrement, sans négation de leur personnalité.

Des initiatives gouvernementales ou de collectivités locales semblent avoir pris le problème à l’envers. Demander aux nationaux d’adopter les us et mœurs des migrants n’est pas la solution. A quoi bon demander aux enfants d’apprendre l’arabe à l’école, de modifier les menus des cantines, d’ouvrir des piscines à telle ou telle catégorie sous prétexte de ne pas heurter ? Un vieux proverbe disait « n’entre pas dans le monastère d’autrui avec ta propre règle ». Tous ceux qui ont voyagé, ou ont été expatriés savent qu’à l’étranger on adopte un minimum de comportement pour ne pas trop attirer l’attention. J’ai le souvenir qu’en pays musulman, pendant le Ramadan, nous évitions de prendre nos repas au vu et su de tous. Élémentaire sagesse.

En conclusion, accueillir avec beaucoup d’attention les étrangers, fort bien, mais en les aidant à se mêler progressivement le plus possible à la société d’accueil. La France a l’expérience de l’apport de migrants. Quand les polonais sont arrivés en masse dans le nord, les ch’tis ne se sont pas mis au polonais ni à la vodka ; quand les italiens sont venus en Savoie et en Provence, ils ont gardé leur nom, mais se sont bien intégrés. Un certain mondialisme a des vertus, qui permettent une ouverture aux autres humains, l’unité bénéfique se fera dans la diversité. Bretons habitués à nos pommes de terre à notre lard et au beurre salé, n’avons-nous pas admis la choucroute, la paella, le couscous et les nems ?
Comme quoi l’hospitalité n’est pas synonyme de renoncement à notre identité, ni crainte de submersion, mais admission positive d’intégration.


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