Quoi dire et comment le dire ?

dimanche 1er mai 2016
par  Jean HAMON (Abbé)
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Voilà bien la difficulté ressentie aujourd’hui par beaucoup de chrétiens. Dire trop vite Dieu, c’est taxé de prosélytisme. N’en rien dire sous prétexte de discrétion, peut être considéré comme une forme de lâcheté. Ces questions sont bien au cœur de notre recherche synodale. Nous mesurons de mieux en mieux les décalages entre ces textes adressés par le pape à tous les hommes de bonne volonté et les résumés impressionnants et déformés qu’en donnent les médias. Nous en avons encore un bel exemple ces jours, à l’occasion du document sur la FAMILLE. Quel langage trouver pour exprimer de manière plus simple et plus claire comment Jésus, le Vivant, apporte à notre humanité ce supplément de vie que nous aimerions mieux partager ?

Dès le premier âge, nos jeunes qui se regroupent pour une première découverte de Jésus, révèlent bien, tant par leurs questions abruptes que par leurs réactions, ce nouveau monde dans lequel ils baignent en famille, à l’école, dans leurs loisirs. Nous retrouvons le même étonnement et les mêmes questionnements chez ceux et celles qui, de moins en moins nombreux, se préparent à vivre leur mariage ou s’apprêtent à baptiser leur enfant. Et que dire de ces assemblées réunies temporairement à l’occasion d’obsèques dans nos églises ? Comment rejoindre tous ces frères dans leur questionnement, leur recherche de sens et leurs désirs vrais ? Comment livrer ce beau message de l’évangile et donner à chacun la possibilité de pressentir quelle originalité peut nous offrir Jésus, pour mieux humaniser notre humanité, à la suite de Jésus ?

Après avoir mis nos pas dans ceux des apôtres au lendemain de Pâques, nous nous apprêterons à vivre avec eux le grand moment de Pentecôte où l’Esprit de nos confirmations nous rappellera nos responsabilités de témoins. Dans le contexte maussade de notre monde d’incertitudes, l’Esprit, par divers intermédiaires et notamment par notre conversion synodale, viendra dans sa lumière nous donner la lucidité nécessaire pour oser inventer notre manière nouvelle d’écouter, d’accueillir et d’aimer tous nos frères, en partant des plus proches. Il saura aussi dans sa sagesse et sa force, nous aider à découvrir ce que, par la qualité de notre propre humanité, marquée par l’évangile, nous avons à devenir, pour être vraiment au milieu d’un monde incroyant ou indifférent, des serviteurs généreux et fraternels, à la suite de Jésus-Serviteur.


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