L’Evangile du dimanche 12 juin 2016

par  Jean-Marie RABAIN
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11e dimanche du T.O.
2 Sam 12,7-10.13. / Ps 32(31), 1-2.5.7.11. / Ga 2,16.19-21. / Lc 7,36-50.8,1-3.
Ta foi t’a sauvée !
Le prophète Nathan ouvre habilement les yeux du roi David sur ses méfaits et sur les conséquences de sa conduite si personne ne vient briser l’engrenage de la violence mortelle. Il lui révèle cependant un Dieu miséricordieux dont le pardon dépasse le don et offre une vie nouvelle.
Quant à Paul, sa pratique de la Loi ne l’a pas sauvé mais l’a enfermé dans une étroitesse d’esprit. Sa rencontre avec Jésus lui a fait réaliser que nous sommes sauvés à partir de notre foi au Christ et non par la seule pratique de la Loi. Il ne s’agit pas alors de transgresser la loi, mais de l’accomplir puis de vivre selon notre foi au Christ et sa Loi de l’amour. Sa loi se vérifie pour la femme pécheresse qui manifeste à Jésus une énorme considération. Devant Simon indigné, Jésus opère comme Nathan pour l’amener à réviser son jugement : la loi n’aurait pas sauvé cette femme mais l’aurait condamnée, alors que sa repentance, son amour et sa foi lui ont ouvert le salut. Le pharisien est révélé à lui-même : limité par la loi. Quant à la femme : croyante, elle est réhabilitée devant Dieu.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 7,36-50.8,1-3.

En ce temps-là, un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui. Jésus entra chez lui et prit place à table.
Survint une femme de la ville, une pécheresse. Ayant appris que Jésus était attablé dans la maison du pharisien, elle avait apporté un flacon d’albâtre contenant un parfum.
Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, près de ses pieds, et elle se mit à mouiller de ses larmes les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et répandait sur eux le parfum.
En voyant cela, le pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même : « Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu’elle est : une pécheresse. »
Jésus, prenant la parole, lui dit : « Simon, j’ai quelque chose à te dire. – Parle, Maître. »
Jésus reprit : « Un créancier avait deux débiteurs ; le premier lui devait cinq cents pièces d’argent, l’autre cinquante.
Comme ni l’un ni l’autre ne pouvait les lui rembourser, il en fit grâce à tous deux. Lequel des deux l’aimera davantage ? »
Simon répondit : « Je suppose que c’est celui à qui on a fait grâce de la plus grande dette. – Tu as raison », lui dit Jésus.
Il se tourna vers la femme et dit à Simon : « Tu vois cette femme ? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as pas versé de l’eau sur les pieds ; elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux.
Tu ne m’as pas embrassé ; elle, depuis qu’elle est entrée, n’a pas cessé d’embrasser mes pieds.
Tu n’as pas fait d’onction sur ma tête ; elle, elle a répandu du parfum sur mes pieds.
Voilà pourquoi je te le dis : ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, puisqu’elle a montré beaucoup d’amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d’amour. »
Il dit alors à la femme : « Tes péchés sont pardonnés. »
Les convives se mirent à dire en eux-mêmes : « Qui est cet homme, qui va jusqu’à pardonner les péchés ? »
Jésus dit alors à la femme : « Ta foi t’a sauvée. Va en paix ! »
Ensuite, il arriva que Jésus, passant à travers villes et villages, proclamait et annonçait la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. Les Douze l’accompagnaient,
ainsi que des femmes qui avaient été guéries de maladies et d’esprits mauvais : Marie, appelée Madeleine, de laquelle étaient sortis sept démons,
Jeanne, femme de Kouza, intendant d’Hérode, Suzanne, et beaucoup d’autres, qui les servaient en prenant sur leurs ressources.


PS :

Illustration : httpwww.jardinierdedieu.comarticle-croire-a-l-amour-de-dieu-52161748.html


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