Juin : une actualité brûlante d’Amour

mercredi 1er juin 2016
par  Bernard LE NEEL
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Très tôt, Jésus, apprenti charpentier à Nazareth s’avère d’un sacré caractère.
Au seuil de la puberté il fugue déjouant la surveillance de ses parents lors d’un pèlerinage à Jérusalem ; la fugue c’est un peu la fuite, en tous cas une forme de rupture.
Et où le trouvent-ils ses parents ? Au Temple au milieu des Docteurs, envoyant un peu promener sa Mère. En fait il affirme, professant déjà sa mission, qu’il doit être aux affaires de son Père.
Puis Jésus rentre dans le rang, travaillant le bois, et grandissant en sagesse. Long temps de maturation.
Lors de sa première sortie à Cana, au milieu de ses amis et des danses, sa mère lui pose une colle : « ils n’ont plus de vin ». Là aussi la réponse nous semble sèche « qu’y a-t-il entre toi et moi ? », sous-entendu je ne suis pas vigneron ni marchand de vin. Plus sérieusement, Jésus se lance opérant le premier signe… Il saisit donc l’occasion de manifester sa considération aux jeunes mariés, leur évitant la honte, et surtout sa mission divine par cette eau changée en vin, mais pas en vain !
Voyant la Maison de son Père, le Temple, transformé en tripot, il pousse une colère, renversant les tables ; on imagine la panique des changeurs ramassant leurs monnaies par terre.
Capharnaüm qui ne l’accueille pas se voit maudire « jusqu’à l’Hadès ». Voué aux gémonies ! Forte personnalité, parfois exclusif : « qui n’est pas avec moi est contre moi », il s’affranchit de certaines règles rituelles mosaïques : le Sabbat n’est pas tabou, il ose manger avec les publicains et les pécheurs notoires ; il engage la conversation seul avec une femme de Samarie !
Provocation ? ou appel en creux invitant ses auditeurs à réfléchir ?
Mais ce fort caractère est doté d’une grande sensibilité. Son humanité éclate en cette époque : il tend la main à tous, il a pitié, et aime réconforter les siens.
L’amitié sincère, il connaît, quand, à Béthanie, il pleure sur son ami Lazare.
Il ose parler d’amour du Père pour son Fils, alors que dans la société patriarcale d’alors la tendresse n’était pas le cadet des soucis des pères.
Oui Jésus a du cœur, comme Marie qui méditait tous ces événements dans son cœur. La Bible insiste sur le cœur comme siège de l’intelligence, de la mémoire et de la volonté. Jésus s’est montré brillant philosophe puisque ses idées ont fondé et imprégné nos civilisations modernes.
Mais depuis le Moyen-âge, peut-être pour contrebalancer la montée de rationalisme, le cœur est devenu plutôt le siège de notre affectivité.
1675, Jésus montre à Marguerite-Marie Alacoque, à Paray-le-Monial, ce cœur transpercé qui a tant aimé le monde, puisqu’Il l’a mené au sacrifice suprême. Contempler le cœur de Jésus n’est pas une attitude mièvre et sentimentale. Le Jésus sacré caractère évoqué plus haut est aussi un sacré cœur : il nous manifeste l’amour de Dieu à notre égard et nous appelle à répondre. Marguerite-Marie demandera aux fidèles un supplément d’amour pour collaborer à l’œuvre de Jésus en réparant un peu les atteintes à cet amour.
Sainte Faustine a été chargée par Jésus d’être la secrétaire de la Miséricorde : « Plonge les pécheurs dans l’océan de la Miséricorde » lui a-t-il dit.
En ce mois de juin, traditionnellement consacré au Sacré-Cœur, et en cette année de la Miséricorde, comme petit enfant blotti sur la poitrine d’un père ou d’une mère, laissons-nous savourer et bercer en cet Amour insondable :
« l’Amour n’est pas aimé » disait Saint François ;
L’Amour de Dieu et l’amour des autres, puisque c’est la clé de notre Salut.


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