Eucharistie et Miséricorde

Et vice-versa
mercredi 6 juillet 2016
par  Bernard LE NEEL
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En de nombreuses paroisses, le Saint Sacrement est exposé en semaine ; mais cette année, à Saint Quay-Portrieux, dans les cadre de l’Année de la Miséricorde, c’est chaque premier Vendredi du mois que se retrouvent les paroissiens en union avec Jésus, présent dans l’Eucharistie, devant Jésus Miséricordieux.

Difficile de parler de la Miséricorde, sans évoquer Sœur Faustine que Jésus qualifia de secrétaire de la Miséricorde. Suivant les instructions données par le Seigneur à la sainte polonaise, le chapelet dit de la Miséricorde est récité.
Réciter ce chapelet devant l’Hostie exposée est riche d’enseignement. Le culte eucharistique trouve certes son excellence dans la Sainte Messe, que seul le prêtre, in persona Christi, célèbre. Quant à nous, petit troupeau, nous participons aussi à la Cène, puisque ce Mémorial est offert en Alliance pour la Multitude.

L’originalité du petit chapelet de la Miséricorde est qu’il est proposé aux laïcs ! Jésus l’inspire à Sœur Faustine : « Père éternel, je vous offre le Corps et le sang, l’Ame et la Divinité de votre Fils Bien-Aimé » NS JC … »
Face au Seigneur présent dans l’Eucharistie, nous sommes donc invités personnellement à offrir à Dieu le Père, son Fils toujours présent. Ce n’est pas rien d’être ainsi acteur liturgique.
Récemment le Cardinal Oscar Maradiaga a donné une conférence très intéressante à Liège, sur Eucharistie et Miséricorde. Elle est disponible sur KTO. Si nous admettons que la Miséricorde est l’expression de l’essence même de Dieu - rejoignant ainsi les Juifs et les musulmans - force est de reconnaître que l’Eucharistie, ce « cadeau » au sens étymologique grec, qui prolonge la venue du Sauveur en tous temps, met vraiment en œuvre l’Amour de Dieu pour nous. L’Eucharistie est sacrement de la Charité, la source de la vie spirituelle.
Dans cet entretien cité plus haut, le cardinal reprend l’exemple toujours cité en temps pascal des disciples d’Emmaüs. « Notre cœur n’était-il pas brûlant quand Il nous expliquait les Écritures ? » et l’ayant reconnu à la fraction du pain, ils s’en furent en courant témoigner de la Résurrection du Sauveur.

Si l’Esprit-Saint met en nous un feu brûlant dans nos cœurs, en adoration devant le Saint Sacrement,, comment ne pas exercer les œuvres de Miséricorde ?

Jésus a recommandé à la petite sainte polonaise de réciter souvent cette courte oraison :
« O Sang et Eau qui avez jailli pour nous du Cœur de Jésus, comme source de Miséricorde, j’ai confiance en Vous ».

Nos pasteurs nous qualifient de « fidèles » … la fidélité, n’est-elle pas la marque de la confiance ?


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