Ça ne va pas durer !

mardi 16 août 2016
par  Kerprat
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Que de fois n’a-t-on pas entendu cette réflexion !

Les pessimistes, n’étant jamais contents sont incapables d’apprécier les petits bonheurs. Le soleil a-t-il lancé quelques rayons en Bretagne, que certains s’exclament « ça va pas durer ». Seraient-ils nostalgiques de la pluie, de notre crachin dit breton ? Yvette de Saint-Quay a raison il y a de quoi être indigné.
Il est vrai qu’en nos temps l’éphémère est partout : c’est la civilisation Kleenex, l’amour ne dure qu’un temps, les denrées alimentaires sont vite périmées, il faut lire les étiquettes ! les appareils domestiques, irréparables, vont rapidement à la déchetterie, tout f…. le camp, ma bonne dame !
Dans les années cinquante ont s’apitoyait sur la camelote, fini les produits d’avant-guerre ! Même les ordinateurs pourtant à la pointe du progrès sont vite dépassés, un nouveau logiciel remplaçant vite l’ancien. Vanité des vanités, dit l’Ecclésiaste, tout est vanité.
C’est vrai, il y a quelques raisons de regretter un peu le passé ; mais le bonheur n’est que dans le présent. Il n’y a que les politiques pour nous faire croire que demain sera idéal, du moins ce que promettent les promesses électorales.
Une voisine qui, elle pêchait par optimisme excessif, aimait nous dire après chaque pluie :
« tout ce qui est tombé ne tombera plus ». Faut quand même pas exagérer.
En toute chose il faut raison garder.
Le monde change, le climat, les mœurs les us et coutumes, il nous faut nous adapter en voyant le bon et en bannissant le moins bon. L’optimisme béat n’est pas en vogue, mais le pessimisme des pisse-vinaigre n’est pas non plus la solution. Il y a certes des problèmes et même des situations préoccupantes, et cela doit justifier une attention active, un sens civique, altruiste, caritatif.

Au matin du septième jour, Dieu se reposa dit la Genèse et « Dieu vit que cela était bon ». Alors, nous autres pauvres créatures, ne soyons pas moins heureux que le Créateur. Entre le pessimisme « syndical » et l’optimisme benoît, optons pour un réalisme résolu. Le passé c’est fini, l’Eden, âge d’or supposé est derrière nous, le futur est inconnu, vivons l’instant présent .

Ça va pas durer, et alors ?
c’est aujourd’hui que nous vivons, vivons le intensément.
Soyons « euphoriques », comme dit Sylvie l’helléniste de Pordic, au sens étymologique, portons nous bien !


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